Transport Vandervelde « Sans mes filles, je serais dans le 36e dessous”

Transport Vandervelde à Sint-Pieters-Leeuw est une belle entreprise familiale. Elle fournit des services de transport général pour les secteurs du textile, de l’alimentation, de l’électricité et du carton, entre autres. Le papa Guido Vandervelde est activement soutenu par ses filles Anne et Els. Encore bien…

Même en cette période de corona, Guido, Anne et Els affichent toujours un grand sourire. Au moment de la rédaction de cet article (fin avril), 50 % des véhicules sont à l’arrêt. La fermeture temporaire des magasins C&A, entre autres, joue des tours à Vandervelde. « Mais nous restons optimistes », dit Anne, la fille aînée. « Notre voisin possède une société de bus et lui est complètement à l’arrêt depuis plus d’un mois. Nous sommes heureux de pouvoir encore travailler à 50 % ».

Des réserves saines
« Lorsque la redevance kilométrique a été annoncée en 2016, nous étions plus pessimistes qu’aujourd’hui. L’entreprise existe depuis 65 ans et nous avons quand même constitué quelques réserves. Le transport est un secteur difficile, avec beaucoup de restrictions, de taxes et de normes, mais nous ne nous plaignons pas et continuons à travailler ».

Guido Vandervelde a rejoint l’entreprise, alors dirigée par son père, en 1984. La flotte se compose de 13 véhicules et emploie 14 chauffeurs à temps plein. La force de l’entreprise ? « Sa structure », déclare Guido. « Notre façon de travailler nous permet de garder le cap. La plupart des chauffeurs sont ici depuis longtemps, 30 ans pour le plus ancien. Nous avons une communication ouverte avec nos chauffeurs et nous payons toujours correctement. C’est extrêmement important d’écouter nos chauffeurs ».

Anne acquiesce : « Au début, Els et moi (en partie) avons travaillé pour un autre employeur. Nous savons donc toutes deux combien il est important de se sentir bien au travail. Cette semaine, j’ai reçu un appel téléphonique d’un chauffeur, actuellement à la maison, qui m’a demandé comment j’allais et si j’étais toujours en bonne santé. C’est très valorisant et cela crée un lien fort. Nous tenons toujours compte de la vie privée des chauffeurs au dispatching ».

Vandervelde peut compter sur une équipe de chauffeurs fidèles et ne souffre pas de la pénurie. Guido : « Un nouveau chauffeur a commencé le 1er mai. Il en remplace un autre qui est parti à la retraite. Heureusement, il s’est présenté spontanément. Je me souviens qu’un jour, nous avions placé une annonce dans le journal pour trouver un nouveau chauffeur. C’était il y a environ 30 ans. On a eu entre 30 à 40 candidats ! Aujourd’hui, ça ne se passerait bien sûr plus comme ça ».

Peu d’accidents
Guido peut également compter sur ses deux filles Anne et Els. Anne travaille à mi-temps dans l’entreprise depuis 2000 et s’occupe principalement de l’administration. Elle a également son permis C. « Même si c’est juste pour aller au garage », dit-elle. Els est plus une touche-à-tout et s’occupe de la comptabilité, des ressources humaines et conduit aussi régulièrement. « Au début, je ne faisais que des remplacements. Mais à présent, je suis sur la route les trois quarts du temps », rit Els. « J’aime beaucoup conduire. Je mets de la musique et ça m’apaise. Surtout après une journée de travail au bureau ».

« Mon comportement vis-à-vis des autres chauffeurs sur la route ? » demande Els. « Je suis plus calme au volant. Je manœuvre bien et je suis toujours prudente. Lorsque vous conduisez avec un équipement lourd qui coûte cher, il faut rester attentif. Il y a trop de chauffeurs trop confiants, même si je ne parle certainement pas des nôtres. Pour l’instant, nous avons peu d’accidents et de dégâts. L’avantage d’être soi-même sur la route est de mieux comprendre les astuces du métier. Vous savez de quoi vous parlez, alors ils ne peuvent plus vous la raconter », ajoute-t-elle avec un petit clin.

« Le métier est devenu plus ardu »
Derrière chaque homme fort, il y a aussi une femme forte. Ici, il y en ait deux… « C’est un cadeau du ciel que mes deux filles aient rejoint l’entreprise. Sans elles, je n’aurais pas investi ces dernières années et je serais au 36e dessous en ce moment. Le métier est aussi devenu plus difficile. L’influence de l’ordinateur est plus grande que jamais et il y a de plus en plus de travail comptable. Leur présence dynamise l’entreprise. Chacun prend ses responsabilités. Nous nous entendons vraiment très bien », dit fièrement Guido.

 


Préférence pour les 12 tonnes
La flotte de Vandervelde se compose de 3 tracteurs, 7 porte-conteneurs et trois porteurs. « Nous avons deux marques dans la flotte », dit Guido Vandervelde. « Des tracteurs Scania et des porteurs MAN. Nous avons commencé à le faire après l’introduction de la redevance kilométrique. Notre client ne payait que jusqu’à 12 tonnes. Et comme Scania ne fabrique pas ce genre de modèles, nous avons opté pour MAN. Nous sommes très satisfaits du rapport qualité-prix et du bon service. Nous déposons les camions le vendredi soir et sommes à nouveau opérationnels le lundi matin ».


 


Vandervelde en bref

  • Spécialité : Transport général
  • Les clients : C&A, Colruyt, VPK, …
  • Direction : Guido Vandervelde
  • Employés : 14 chauffeurs, 2 employés
  • Chiffre d’affaires : 1,3 million d’euros
  • Flotte : 3 tracteurs, 7 porte-conteneurs, 3 porteurs
  • Politique de marque : Scania et MAN

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