Prix des carburants : le ‘cliquet inversé’, faute de mieux

Alors que les carburants ont augmenté de 20 % en quelques semaines et que d’autres augmentations sont encore annoncées pour les prochains jours, les trois fédérations belges du transport routier prennent bonne note de l’application éventuelle d’un ‘cliquet inversé’ mais avertissent qu’ l’impact pour les transporteurs sera limité.

La marge de manoeuvre de la Belgique est en effet limitée : le niveau d’accises minimal imposé par l’Europe est certes dépassé mais pas de beaucoup : TLV, Febetra et UPTR ont calculé que les accises ne pourraient baisser que de 4 centimes par litre pour les transporteurs alors qu’elles pourraient baisser de 27 centimes pour l’automobiliste moyen et pour les entreprises qui utilisent des véhicules de moins de 7,5 tonnes. C’est un effet secondaire du diesel professionnel.

A court terme, la seule chose à faire est donc de répercuter cette hausse du carburant sur ses clients. C’est relativement facile à faire quand on a instauré une clause diesel dans ses contrats, mais cette clause, contrairement à ce qui se passe en France, n’est pas une obligation en Belgique. « Nous avons plusieurs fois essayé d’imposer une clause diesel obligatoire, mais jusqu’à présent, la réponse du Ministère des Affaires Economiques a toujours été négative », nous explique Isabelle De Maegt, porte-parole de la Febetra. Le sujet pourrait donc revenir sur la table mais il semble qu’il n’y ait pas encore d’action coordonnée des trois fédarations à ce sujet. Une telle démarche, pour autant qu’elle ait une chance de succès, prendrait de toutes façons des mois avant de faire sentir ses effets. Dans l’intervalle, le seul mot d’ordre est donc ‘répercussion’…

 

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