Laiterie des Ardennes : Du lait dans les veines

Lorsque vous transportez 1,2 milliards de litres de lait par an, que votre flotte est active en 365 jours par an et que le produit que vous transportez doit être livré dans des délais très courts, vous ne pouvez pas vous permettre le moindre écart dans la gestion de flotte. C’est ce qu’a parfaitement réalisé Truck Fleet Owner of the Year 2022 Laiterie des Ardennes qui a en outre réussi à rendre ses activités plus respectueuses de l’environnement.

Laiterie des Ardennes est une société coopérative qui possède une filiale de transformation et de vente : SOLAREC. Le groupe basé à Recogne récolte donc le lait auprès de ses quelques 2136 coopérants, le valorise dans deux usines (Recogne et Baudour) et distribue ses produits partout dans le monde.

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La collecte du lait est une activité très intensive et qu’il est impensable d’interrompre. Les exploitations agricoles qui ont des parts dans la laiterie sont de taille très variable, elles sont maintenant réparties sur une bonne partie du territoire belge, mais les contraintes liées à la collecte du lait ne varient pas : l’intervalle entre deux collectes ne peut dépasser 72 heures, la température du lait ne peut dépasser 10 degrés et il ne peut pas se passer plus de 12 heures avant la livraison en usine. La flotte de Laiterie des Ardennes roule donc 365 jours par an.

Les volumes à transporter ont aussi augmenté quand 200 nouveaux coopérants ont rejoint la coopérative et que la zone de collecte s’est étendue dans les deux Flandre. Par ailleurs, Laiterie des Ardennes a ouvert une deuxième usine à Baudour, où l’on fabrique depuis quelques mois de la mozzarella. Grâce à la ligne de préconcentration et la ligne de mozzarella, ce ne sont pas moins de 300 camions qui évitent la route chaque semaine. Avant cela, tout le lait devait être transporté à Recogne, près de Libramont.

Pour rendre les flux de transports aussi efficaces que possible, la flotte est divisée entre les véhicules de collecte pure et les véhicules de transfert. C’est ce qui explique l’équilibre entre les ensembles porteur-remorque et les ensembles tracteur-semi.

Le principe de base de la gestion de flotte est l’économie : chaque centime compte puisque Laiterie des Ardennes travaille directement pour le compte des producteurs de lait. A cela s’ajoute une préoccupation environnementale de plus en plus présente et qui s’est traduite ces dernières années par des choix technologiques importants.

Un pionnier des 50 tonnes

Depuis le 12 février 2019, la flotte est confiée aux bons soins de José Thomas. Cet ingénieur de formation y a vu un beau défi à relever après 30 ans passés chez Solvay. Son premier défi a été de rajeunir la flotte.

Pour répondre à des problématiques de nuisances sonores et dans un but d’engager l’entreprise dans de le développement durable, plusieurs camions ont aussi été équipés d’un système pompage électrique et non plus hydraulique. Après une phase de test, ces systèmes sont maintenant déployés systématiquement à l’achat de camions neufs.

Afin d’optimiser ses coûts de transfert, l’entreprise a aussi cherché à exploiter la règlementation wallonne qui autorise les convois de 50 tonnes, moyennant l’investissement dans un sixième essieu porteur. Dans un premier temps, ce sont toutefois des ensembles de 48 tonnes qui ont été mis en service ; ils sont composés d’un porteur 6×2 et d’une remorque-citerne de 18.000 litres avec timon rétractable. Il s’agit en tout cas d’une première dans le secteur du lait en Belgique.

Parallèlement à ce renouvellement de la flotte, Laiterie des Ardennes s’est doté d’outils de suivi performants. Chaque tournée est maintenant analysée et les données recueillies permettent de les optimaliser encore, alors que chaque véhicule est désormais parfaitement suivi sur le plan technique et sur le plan des frais de fonctionnement. Les véhicules acquis depuis trois ans sont, tout comme les autres véhicules,placés sous contrat d’entretien, l’atelier interne servant surtout pour le matériel tracté et les installations de pompage.

Le LNG, une première étape

Ces outils de suivi étaient nécessaires pour passer à la phase suivante : depuis 2020, la flotte passe progressivement au gaz naturel et tous les achats récents sont des camions LNG. C’est une conséquence directe de la volonté de Laiterie des Ardennes de réduire son impact direct sur l’environnement.

En mars 2021, Laiterie des Ardennes a mis en service une station LNG à Recogne. Elle est ouverte aux autres flottes LNG de la région. Il ne s’agit toutefois que d’une solution intermédiaire, José Thomas en est persuadé : « A priori, notre flotte a le profil idéal pour l’hydrogène puisque chaque camion parcourt environ150.000 kilomètres par an et qu’il n’est pas question d’en immobiliser un pendant plusieurs heures pour recharger des batteries. Nous sommes conscients que le LNG n’est qu’une étape de transitoire et nous espérons qu’à l’avenir les nouvelles technologies nous permettront encore de réduire notre empreinte carbone. »

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