On se rappelle l’affaire Lugmaz qui avait défrayé la chronique au printemps 2024 avec des dizaines de chauffeurs non payés qui avaient fait grève sur un parking allemand. Une nouvelle affaire similaire a éclaté en France entre des chauffeurs originaires du Zimbabwe et leur employeur, la société slovaque Global Transporte, un sous-traitantr du grand groupe allemand Heghelmann.
Global Transporte Slovakia est une société basée à Bratislava et dont la flotte comporte 299 véhicules, selon les chiffres du registre ERRU slovaque mais dispose aussi de filiales en République Tchèque, en Slovénie et en Hongrie, pour un total de 750 camions. Cette société est réputée pour recruter ses chauffeurs dans les pays les plus variés puisqu’on trouve actuellement des offres d’emploi de sa part… aux Iles Maurice ! Aucun lien officiel n’existe entre Global Transporte (dont le site internet est suibitement devenu inactif) et Hegelmann mais les deux sociétés sont installées à la même adresse (un immeuble de bureaux à Bratislava) et toutes ses annonces arborent le logo de Hegelmann.
Trois chauffeurs originaires du Zimbabwe et sous contrat avec Global Transporte protestent actuellement copntre leurs conditions de travail et le non paiement de leur salaire. Ils se trouvent actuellement en France et, comme l’a décrit Le Monde, leur employeur a immédiatement pris des mesures de rétorsion à leuir égard : « Dans la soirée puis dans la nuit du 29 au 30 janvier, quatre hommes dans un van sont venus lui prendre de force la carte qui lui sert à payer l’essence, le coupe-batterie qui permettait de faire démarrer le véhicule, et la remorque qu’il transportait », écrit le quotidien français à propos de Brighton Jonasi. Celui-ci se retrouve bloqué dans un tracteur sans chauffage et dont la cabine n’est même plus étanche.
Son collègue Steve, bloqué dans une autre région de France, a lui aussi témoigné de sa situation sur France 3. Il n’ a pas pu quitter le parking depuis deux semaines : « Nous avons été embauchés pour un salaire de 1500 euros par mois sur le papier mais je ne reçois que 800 euros par mois. Nous voulons juste être payés pour notre travail. Nous pensions que l’Europe, c’était l’eldorado, mais ils nous exploitent. Là, on voit bien la face sombre de l’Europe. On aurait mieux fait de rester au Zimbabwe. ». Les trois chauffeurs zimbabwéens ont été pris en charge par les syndicats français.




