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L’UBT descend l’accord d’été du gouvernement arizona en flammes

Il ne fallait pas s’attendre à ce que les syndicats approuvent l’accord d’été du gouvernement fédéral mais Frank Moreels, président de l’Union Belge du Transport, a sorti la sulfateuse pour commenter les différents points de l’accord et leurs conséquences pour les travailleurs du secteur du transport et de la logistique.

« C’est une véritable attaque contre les droits des travailleurs. En particulier pour les travailleurs du secteur du transport et de la logistique, qui travaillent souvent la nuit et les week-ends. La protection sociale est érodée, la négociation collective est mise à l’écart et ce sont les plus faibles qui en paient le prix. Jusqu’à présent, il fallait un accord syndical pour autoriser le travail de nuit dans une entreprise (ou un secteur). Cela permettait de conclure des accords qui compensaient les inconvénients du travail de nuit par des revenus supplémentaires pour les travailleurs. Cette disposition est en train d’être supprimée. Dans des secteurs comme la logistique et le commerce électronique, c’est carrément dangereux car les risques pour la santé sont réels, mais la protection disparaît. »

L’UBT a également calculé que la nouvelle amplitude du travail de nuit (5 heures au lieu de 10) va générer un manque à gagner qui peut aller jusqu’à 360 euros par mois aux travailleurs, alors que l’augmentation du salaire net promise par le gouvernement n’entrerait en vigueur qu’en 2029 en ne se monterait, selon les calculs syndicaux, qu’à 100 euros par mois. « Le gouvernement prétend que cela ne concerne  que les nouveaux contrats mais le risque est réel que ceux qui travaillent déjà la nuit voient leur contrat résilié que de nouvelles entreprises prennent le relais sans convention collective. », explique Frank Moreels.

Plus fondamentalement, Moreels estime que l’accord d’été met à mal le contrat social sur lequel notre pays s’est appuyé pendant des décennies car le rôle des syndicats dans la concertation sociale sera fortement réduit. Il faut donc chercher dans des mesures secondaires les rares sources de satisfaction pour le ban syndical, comme la prise en compte du chômage temporaire dans le calcul de la retraite ou les mesures anti-dumpng social.

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