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Group De Wolf en faillite

Le tribunal de commerce d’Anvers a déclaré les cinq sociétés composant Group De Wolf de Turnhout en faillite. C’est la plus grosse défaillance d’une société de transport que l’on ait enregistré en Belgique depuis très longtemps, puisque le groupe employait une centaine de personnes.

Group De Wolf regroupe une holding (Group 5216) et quatre sociétés opérationnelles : Red Line Service, Transport De Wolf & Berre, Red Line Logistic Service et Transport Bellekens que Group De Wolf a racheté en 2021. A l’origine, les activités étaient fortement orientées vers le transport de lots complets mais les actionnaires qui avaient repris le groupe en mains (Didier Potters, son frère Pascal, Jef et Fons De Wolf et Luc De Koninck) avaient rééquilibré les activités vers le transport de lots partiels et le transport express ainsi que vers les prestations logistiques via deux entrepôts qui totalisent environ 30.000 m2 de surface couverte. En 2023, ces activités donnaient du travail à environ 80 équivalents temps-plein. Selon les chiffres cités par les trois curateurs Geert Naulaerts, Kristof Benijts en Philip Somers, une centaine de personnes risquent donc de perdre leur emploi s’ils ne trouvent pas rapidement un repreneur.

La situation des cinq entreprises s’est probablement dégradée assez récemment. En effet, malgré une passe difficile en 2019/2020 (soit avant l’installation de la nouvelle structure actionnariale en juin 2020), les bases financières restaient plutôt correctes. L’acquisition de Transport Bellekens, par contre, n’a pas permis de redresser la situation chez cet ancien Transporteur de l’Année (1998) : la société a perdu un demi-million d’euros en 2022 en encore 135.000 euros en 2023.

Les bilans 2024 des cinq sociétés du groupe ne sont pas encore consultables mais on notera que des plans de restructuration avaient été validés par le tribunal de commerce d’Anvers en avril 2025. Quatre mois plus tard, cela signifie donc que Group De Wolf se trouve dans un état d’insolvabilité avéré ou qu’il n’y avait pas  de perspectives réalistes de redressement, soit que les dettes aient été trop lourdes, soit que le carnet de commandes ne soit pas suffisamment plein.

 

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