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Test des Maxus eDeliver 5 & Deliver 7

Maxus est particulièrement actif ces derniers temps. Son offensive produit ne se limite pas aux modèles 100 % électriques, mais comprend également des diesels. Nous avons pris la route avec deux primeurs belges présentées au salon : l’eDeliver 5 électrique et le Deliver 7 doté d’un moteur diesel.

Le nouvel eDeliver 5 ne passe pas inaperçu. Il est parfois comparé au VW ID. Buzz, même si c’est probablement davantage dû à sa carrosserie parfois bicolore qu’à son design proprement dit. Ce nouveau venu électrique marche quelque peu sur les plates-bandes d’autres modèles de la gamme Maxus, en particulier l’eDeliver 7. Ce dernier offre, en fonction de la longueur, un volume de chargement de 5,9 ou 6,7 m³, tandis que celui de l’eDeliver 5 est de 6,6 m³ précisément pour une charge utile de 1.125 kg. L’espace de chargement mesure 2,65 mètres de long et le seuil de chargement est bas pour un utilitaire électrique. Il est équipé de série de deux portes coulissantes de 869 mm de large.
L’intérieur est basique : les boutons physiques laissent place à une commande via le grand écran tactile central. Cela implique qu’il faut parfois naviguer dans les menus pour adapter les systèmes d’aide à la conduite ou régler la température et le chauffage des sièges… ce qui peut être gênant lorsque l’on utilise Apple CarPlay ou Android Auto (sans fil) pour la navigation. L’espace de rangement intérieur est limité : pas de boîte à gants fermée, seulement des filets fixés aux panneaux en plastique.

Jusqu’à 489 km en ville

Sur le plan technique, l’eDeliver 5 repose sur la nouvelle plate-forme MILA du groupe SAIC, acronyme de Modular Intelligent Lightweight Architecture. Elle utilise une structure de batterie ‘cell-to-pack’, où les cellules lithium-fer-phosphate ne sont pas logées dans des modules, mais directement intégrées au bloc-batterie, ce qui le rend plus léger et plus mince (14 cm d’épaisseur seulement, un atout pour l’espace de chargement). L’eDeliver 5 est équipé d’une batterie de 64 kWh, offrant une autonomie de 335 km selon l’homologation WLTP (489 km en ville). Lors de notre essai, par températures glaciales et sur de nombreux trajets autoroutiers, nous avons atteint environ 250 km avec une charge complète. Ce chiffre pourrait s’améliorer dans des conditions météorologiques plus clémentes. L’alimentation électrique s’effectue en courant alternatif à 11 kW et en courant continu à 70 kW, permettant en théorie de charger la batterie de 10 à 80 % en environ 40 minutes.

Dernier kilomètre

La suspension de l’eDeliver 5 se montre plus clémente que celle de l’eDeliver 3. Avec une puissance de 163 ch et un couple de 240 Nm, le 5 s’accommode parfaitement d’une conduite sur autoroute, bien que sa stabilité en ligne droite sans chargement puisse être améliorée. Mais c’est en ville et sur les routes locales qu’il s’exprime le mieux. Son porte-à-faux avant limité et son capot plat offrent une bonne visibilité. Pour les arrêts fréquents, il suffit de sélectionner le mode P, ce qui active automatiquement le frein à main électrique. Pratique. Pour repartir, il n’est pas nécessaire de redémarrer le véhicule : il suffit de passer en mode D pour désactiver le frein à main et commencer à rouler. Bien que l’eDeliver 5 empiète en partie sur le domaine de l’eDeliver 7, il semble surtout adapté aux livraisons du dernier kilomètre. Son prix de 32.431 € HTVA est particulièrement attractif pour un utilitaire électrique, compte tenu de sa batterie et de son volume/charge utile.

Deliver 7

Nous avions déjà testé l’eDeliver 7 électrique l’année dernière, mais il est désormais disponible en version diesel, avec un habitacle bien plus luxueux que celui du 5. Extérieurement, les différences entre les 7 avec ou sans ‘e’ sont minimes, mais l’absence de batterie – induisant un plancher plus bas – permet d’augmenter le volume de chargement d’un demi m3. Contrairement à la version électrique, le Deliver 7 diesel n’est disponible qu’en version longue, offrant un volume de 7,2 m³, une longueur de chargement de 2,91 m et une charge utile allant jusqu’à 1.140 kg. Sur le plan technique, les modifications sont plus importantes. Sous le capot, on retrouve un moteur 4 cylindres 2.0 litres développant 148 ch pour un couple de 375 Nm, associé de série à une boîte manuelle à six rapports.

Méritant

Notre exemplaire de test sortait tout juste du Salon de l’Auto et affichait seulement 70 km au compteur au début de l’essai. Plus les kilomètres défilaient, plus le moteur et la boîte de vitesses gagnaient en souplesse. Le bloc offre une puissance suffisante et se montre souple, tandis que la consommation moyenne sur notre essai de 500 km s’établissait à 7,7 l/100 km, un chiffre inférieur aux 8 l/100 km homologués en cycle WLTP. Une belle performance compte tenu du faible kilométrage et qui, après rodage, devrait encore s’améliorer.
Un inconvénient toutefois : le niveau sonore à 120 km/h est assez élevé. L’isolation contre les bruits de roulement, de moteur et de vent pourrait être améliorée, et un sixième rapport plus long aurait été bienvenu, compte tenu du régime moteur élevé (2.800 tr/min à 120 km/h).
Avec un tarif de 29.990 € HTVA, le Deliver 7 s’affiche légèrement en dessous du prix d’entrée de nombreux concurrents, tout en offrant un équipement de série complet – la peinture métallisée étant la seule option payante (650 €).

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