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Conférence ECG : le remède contre l’imprévisibilité ? La vitesse !

Quant l’industrie automobile est dans la tourmente, les entreprises qui transportent les véhicules finis doivent faire preuve d’encore plus de réactivité. D’autant plus que d’autres facteurs, encore moins contrôlables, pourraient bouleverser les chaînes logistiques.

L’ECG, qui regroupe les logisticiens de l’automobile, n’a jamais rassemblé autant de monde pour sa conférence annuelle : plus de 600 personnes, avec une augmentation marquée du nombre de constructeurs automobiles représentés. Pour la première fois, le CEO d’une grande marque automobile (Klaus Zellmer de Skoda) a fait une présentation. C’est dire si les enjeux sont aujourd’hui plus cruciaux que jamais et si toutes les parties concernées semblent conscientes que seul un dialogie constructif permettra tant aux constructeurs qu’à leurs logisticiens de sortir de la polycrise actuelle.

L’OTAN en invité-surprise

C’est d’autant plus vrai que les enjeux géopolitiques, d’habitude absents de ce genre de conférence, s’y invitent. Le Major-Général Ulf Haeussler, Director Operations and Planning Division à l’OTAN, a notamment délivré un double message : dans les fameux 5 % du PIB à consacrer à la défense, une partie devra être consacrée au renforcement des infrastructures de transport dont les forces armées pourraient avoir besoin en cas de conflit. Mais d’autre part, ces mêmes forces armées auront besoin d’entreprises privées car elles n’ont pas la capacité de transport nécessaire pour toutes les troupes et le matériel. En coulisses, il se disait d’ailleurs que certains ports sont déjà approchés pour louer (ou réquisitionner ?) de l’espace pour les forces de l’OTAN. De quoi perturber pas mal de chaînes d’approvisionnement.

Ulf Haeussler a aussi pointé l’excès de bureaucratie qui ralentit l’accès à ces infrastructures de transport. Un constat qui rejoint exactement celui de l’analyste Christoph Klitz (FIPRA) : « Nous rejoignons les conclusions du rapport de Mario Draghi mais à l’heure actuelle, seuls 11 % de ses recommandations ont été suivies d’effet. C’est trop peu. » Or, face à cette multiplication de facteurs sur lesquels les transporteurs n’ont pas de prise, le mot d’ordre semble être la vitesse. Message transmis au Parlement Européen où le paquet Omnibus, né du rapport Draghi, est toujours plus ou moins bloqué.

« Faire avec les volumes qu’on a »

Par le passé, les grands thèmes de la conférence d’ECG tournaient autour de l’état du marché automobile. C’est presque devenu un thème secondaire, tant l’industrie est bouleversée par la géopolitique (depuis la fermeture du marché russe, l’Europe est devenue un marché d’importation) et par l’arrivée des constructeurs chinois. Wolfgang Göbel (Mosolf), président en exercice de l’ECG, se montre pourtant (prudemment) optimiste : « Le marché européen est stable, il ne s’effondre pas. Par contre, les entreprises doivent réagir plus vite aux changements et optimiser tout ce qui peut l’être. Nous sommes prêts à investir mais il faut encore améliorer le dialogue avec les OEM. »

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