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[PODCAST] Luc Macharis : le respect et la discipline s’apprennent dans le rugby, mais aussi dans le business

Dans ce nouvel épisode de Truckstop, le podcast de Transportmedia, Luc Macharis, dirigeant de Transport Macharis, s’installe au micro de Jeroen Verschakelen. L’entretien tourne autour du leadership, de la succession au sein de l’entreprise familiale et d’une passion aussi forte que celle du transport : le rugby.

Le repos comme luxe rare

Le repos est une denrée rare dans le monde du transport. Luc Macharis le sait mieux que quiconque. « En tant que chef d’entreprise, on s’endort avec son travail et on se réveille avec lui », dit-il. « Ça ne s’arrête jamais. On ne peut pas dire : je prends maintenant 45 minutes de pause. » Il a pourtant appris à mieux doser. « Avant, je travaillais de huit heures du matin à dix heures du soir. Maintenant, j’essaie de limiter à six heures. Parce que plus on travaille longtemps, moins on est productif. Le cerveau ne le permet tout simplement plus. »

Un pas important a été de prendre – au sens propre – de la distance. Autrefois, il vivait à côté de l’entreprise ; lors de son déménagement à Dendermonde, il a choisi une maison plus éloignée du site. « Avant, on venait derrière chez moi parce qu’on voyait de la lumière », raconte-t-il en riant. « Aujourd’hui, c’est différent. Tout le monde a un GSM et il y a une répartition claire des tâches. On reste joignable sans devoir intervenir en permanence. »

La force de l’organisation et de la relève

Selon Luc Macharis, une bonne organisation est essentielle pour trouver la sérénité. Pas seulement pour lui, mais aussi pour son équipe. « Jusqu’au samedi midi, nous sommes en activité continue », explique-t-il. « Nous avons des chauffeurs de jour, de nuit et à l’international. Mais dès que le dernier camion du samedi est arrivé, c’est terminé. Le dimanche reste sacré. »

Ce qui apporte aussi la tranquillité, c’est de savoir que la génération suivante est prête. « C’est un travail de tous les jours », dit-il. « Les jeunes, nos fils et beaux-fils, sont actifs ici depuis quatre ou cinq ans maintenant. Ils apprennent petit à petit, à la petite cuillère comme je le dis parfois. Ils comprennent qu’il ne faut pas seulement être derrière l’ordinateur, mais aussi gérer la clientèle, fixer les prix, commander du carburant, s’occuper de tout ce qu’implique une entreprise. »

Sa voix révèle sa fierté. « Leur expérience commence à bien s’affirmer, » sourit-il. « Mais la nôtre est bien fournie et nous aimerions progressivement lever le pied. Pas cesser de travailler, mais le faire autrement. »

Rugby : guerre sur le terrain, amitié en dehors

Qui dit “Luc Macharis”, pense aussi “rugby”. Ce sport est presque une religion à Dendermonde, et Luc Macharis y a longtemps joué un rôle central. « Ici, le rugby est plus vivant que le football », confie-t-il. « C’est un sport loyal. On y apprend des valeurs utiles dans la vie : le respect de l’arbitre, la camaraderie, la discipline. » Et, les yeux pétillants, il ajoute : « Le rugby, c’est la guerre sur le terrain, mais l’amitié en dehors. On sortait parfois du terrain avec un œil au beurre noir, mais on allait ensuite boire une bière ensemble. »

Son implication ne s’est pas limitée au jeu. Il fut aussi l’un des moteurs du tournoi international de rugby de Dendermonde, qui compte aujourd’hui plus de trente éditions.
« Nous avons commencé avec huit équipes, aujourd’hui il y en a 112 », dit-il fièrement. « C’est devenu un festival. Je l’appelle le Tomorrowland du rugby. »

Famille, passion et avenir

Aujourd’hui, Luc Macharis passe progressivement le flambeau, tant dans l’entreprise que dans le sport. « J’ai apporté ma pierre à l’édifice », dit-il. « Maintenant, c’est aux jeunes. Et ils s’en sortent très bien. Et mes petits-enfants ? » ajoute-t-il en souriant. « Leur première balle, ce ne sera pas ronde, crois-moi ! »

Un entrepreneur avec l’esprit d’équipe

Luc Macharis allie une solide éthique de travail à un profond sens de la famille et de l’équipe. Que ce soit sur le terrain, dans l’entreprise ou au sein de la famille, les mêmes valeurs dominent : respect, responsabilité et collaboration. « Le repos, il faut apprendre à l’imposer », conclut-il. « Mais quand on est bien organisé et qu’on est entouré de personnes responsables, il vient naturellement. »

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