Le mot ‘hydrogène’ est longtemps resté absent du vocabulaire employé par Scania. Le constructeur suédois travaillait néanmoins sur cette technologie et vient de présenter son premier prototype au salon Transport.CH à Berne.
Scania était notamment le partenaire de projets de recherche financés par la Wallonie, dont le projet H2C Mouscron qui vise à utiliser les résidus de l’usine Mydibel de Mouscron pour produire du biométhane qui servira à générer de l’électricité utilisée pour l’électrolyse de l’eau et, in fine, la production d’hydrogène vert. Néanmoins, ce type de projet restait jusqu’à présent un peu sous les radars.
Sur le plan technique, Scania a opté pour la pile à combustible, en partenariat avec Cummins. Quelques prototypes ont été réalisés sur base d’un tracteur 6×2 électrique avec une pile à combustible de 400 kW, des batteries de 416 kWh et des réservoirs d’hydrogène gazeux à 700 bars pour un total de 56 kg. Cette configuration devrait permettre une autonomie de 850 kilomètres. Des véhicules ont été testés en Suède au mois de juillet et semblent prêts à être livrés à des clients pour des tests en conditions réelles d’utilisation. L’un d’entre eux est d’ailleurs exposé depuis hier au salon Transport.CH à Berne, en Suisse. Ce choix est logique puisque la Suisse est un pays d’accueil particulièrement attractif pour les camions à hydrogène.
« Les camions électriques à batterie restent le pilier principal de notre stratégie. Pour accélérer la transition vers un transport durable, nous pensons nécessaire de nous préparer à d’autres technologies comme les prolongateurs d’autonomie et les piles à combustible. Ces véhicules FCEV ne sont pas disponibles à le vente. Ils seront utilisés pour évaluer la technologie, ses performances opérationnelles et sa viabilité commerciale », a déclaré Tony Sandberg , le vice-président de Scania Pilot Partner qui ets le programme au travers duquel Scania implique des clients dans le développement de nouvelles technologies.


