Seulement 8 % du parc de VUL actuellement en location est électrique. Ce chiffre contraste fortement avec les voitures particulières électriques, qui représentent 35 % du parc total en location. Pour les nouvelles commandes, cette part atteint même 73 %.
Ces chiffres ont été annoncés hier par Stijn Blanckaert, directeur, et Johan Portier, président de la fédération de location et de leasing automobile Renta, lors du Renta Happening annuel. Au 30 juin 2025, les membres de l’organisation géraient un total de 636 461 véhicules. Parmi ceux-ci, 195 990 sont entièrement électriques, soit plus de la moitié des véhicules électriques immatriculés en France.
« La différence de prix significative entre une fourgonnette diesel et sa version électrique n’est actuellement pas compensée par la fiscalité, contrairement aux voitures particulières », explique Stijn Blanckaert. La déduction fiscale de 140 % annoncée pour les VUL devrait certainement contribuer à rendre le coût total de possession (CTP) plus attractif. Cependant, l’électrification demeure complexe sur ce marché en raison des limitations de distance et de charge utile. Il est à espérer que la réglementation européenne visant à augmenter la charge utile des VUL électriques de 3,5 à 4,25 tonnes sera bientôt transposée en droit belge. Cela lèverait un obstacle supplémentaire pour les fourgonnettes électriques.
En location courte durée, les sociétés disposent d’un parc total de 35 656 véhicules, dont 4 307 véhicules utilitaires légers et 423 camions. Ce parc a toutefois diminué de près de 20 % par rapport à l’année dernière.
Ces chiffres montrent clairement que le secteur du leasing joue un rôle moteur dans la transition écologique du parc automobile belge, même si les véhicules utilitaires légers et les camions restent encore loin derrière. La valeur de revente des véhicules électriques constitue un défi majeur pour les membres de Renta.



