Le groupe français Geopost déploie un projet digital d’envergure dans onze pays européens, mais pas encore en Belgique. Avec Geopost Vision, tous les véhicules que Geopost fait rouler (par exemple aux couleurs de DPD) sont ou vont être équipés de systèmes de surveillance vidéo et vont ainsi collecter des données sur l’état des routes et des rues partout où ils passent.
Sur certains véhicules signés DPD, on est invité à scanner un QR-Code. Celui-ci renvoie à une page internet où Geopost (la maison-mère de DPD) explique que ce qu’elle fait avec les images recueillies par des caméras connectées embarquées respecte les lois nationales en matière de confidentialité. Grosso modo (les modalités varient un peu d’un pays à l’autre en fonction des règlementations narionales), les données à caractère personnel susceptibles d’être présentes dans les images vidéo brutes, telles que les visages et les plaques d’immatriculation, sont floutées avant que les images ne soient partagées en dehors de l’environnement Geopost.
Mais à quoi servent ces images ? Geopost Vision les fournit à des ‘clients’ qui peuvent être des éditeurs de cartes en ligne, des gestionnaires d’infrastructures (qui peuvent ainsi plus rapidement identifier les zones nécessitant des réparations), des services d’urbanisme voire des compagnies d’assurance. Ces données peuvent aussi être utilisées pour former des modèles d’Intelligence Artificielle.
Le projet Geopost Vision a été lancé aujourd’hui dans le cadre du Geopost Innovation Day. « Nous transformons notre flotte en une source d’intelligence urbaine en temps réel, dans onze pays à la fois. Avec Geopost Vision, nous entrons dans la révolution des données en proposant des données routières granulaires en temps réel afin d’améliorer la mobilité pour tous », a commenté Yves delmas, CEO de Geopost.



