En marge des grandes orientations annoncées par la Commission européenne pour protéger l’industrie automobile européenne, quelques mesures complémentaires commencent à être communiquées. L’une d’entre elles devrait encourager les flottes à acquérir davantage d’utilitaires électriques.
D’une part, la Commission propose de ne pas interdire totalement les utilitaires légers à moteur thermique en 2035 et abaisse les objectifs de réduction des émissions de CO2 imposées aux constructeurs. D’autre part, la Commission va proposer de lever un des obstacles qui limite pour l’instant le potentiel commercial des plus grandes camionnettes électriques.
D’abord en modifiant le règlement (CE) n° 561/2006 et le règlement (UE) n° 165/2014 afin de permettre aux États membres d’exempter les utilitaires électriques dont le poids total en charge est compris entre 3,5 et 4,25 tonnes de l’obligation d’installer des tachygraphes intelligents. D’autre part en modifiant le règlement (UE) 2019/2144, afin d’exempter ces mêmes véhicules de l’obligation d’être équipés de dispositifs de limitation de vitesse. Notons que cela ne concerne que les véhicules utilisés exclusivement pour le transport national puisque les utilitaires légers utilisés en transport international de marchandises seront soumis dès juillet 2026 aux temps de conduite et de repos. Les véhicules concernés restent cependant dans la catégorie N2, ce qui signifie que c’est aux Etats Membres de décider s’ils nécessitent ou pas un permis de conduire C.
Par ailleurs, les objectifs d’achat obligatoire ne seront imposés qu’aux grandes flottes. Le Commissaire en charge des transports, le Grec Apostolos Tzitzikostas, a précisé que cela ne concernera que les entreprises qui comptent plus de 250 employés et réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros.
