Dans le dernier épisode de Truckstop, nous recevons Bertrand Deny, dirigeant de Deny Logistics. Durant dix minutes de pause obligatoire, il revient avec l’animateur Jeroen sur ce qui le motive en tant qu’entrepreneur. Le sport apparaît comme un fil conducteur évident. Après vingt années de volley-ball en compétition, il a trouvé dans le vélo et le padel de nouveaux exutoires. Ces activités l’aident à se vider la tête, à se fixer des objectifs et à continuer d’avancer avec la même détermination que dans l’entrepreneuriat. « Quand on est sur son vélo, on va d’un point A à un point B, mais entre-temps on a le temps de réfléchir autrement. Cela me fait vraiment beaucoup de bien. »
L’esprit de compétition, déjà très présent durant sa carrière de volleyeur, caractérise selon lui de nombreux entrepreneurs. La volonté d’atteindre des objectifs, de continuer à se dépasser et de ne jamais faire les choses à moitié constitue une force. Il le constate non seulement chez lui, mais aussi chez les personnes dont il s’entoure, tant sur le plan professionnel que privé. « Quand on a pratiqué la compétition pendant vingt ans, cela reste toujours un peu en vous. Et je suis convaincu que c’est un atout pour quelqu’un dans ma position. »
Lutter contre la pauvreté infantile
Outre le travail et le sport, Deny s’engage activement au sein d’un club service qui se consacre à des projets structurels de lutte contre la pauvreté infantile. En collaboration avec d’autres organisations et les pouvoirs publics, des actions de soutien à long terme sont mises en place, avec un accent particulier sur l’éducation et les chances d’intégration. Pour Deny, l’engagement va bien au-delà d’un geste symbolique : il doit être durable et porteur de sens. « L’idée n’était pas de remettre un chèque de mille euros, mais de soutenir sur le long terme un projet qui apporte un réel changement. »
La conversation prend un ton plus personnel et intimiste lorsque Deny évoque la perte. Le décès de sa mère à un jeune âge, ainsi que la perte récente d’autres membres de sa famille emportés par le cancer, ont profondément modifié sa vision de la vie et du travail. Cette confrontation avec la finitude l’amène à ne pas remettre les opportunités à plus tard et à profiter consciemment de ce que le présent offre. « S’il y a quelque chose que l’on peut vivre ou expérimenter aujourd’hui, il faut le faire aujourd’hui, car demain il peut malheureusement être trop tard. »


