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Torello, Hoptrans… ces entreprises interdites de caboter en France

Plusieurs sociétés originaires d’Europe centrale se sont vu signifier par la justice française une interdiction de réaliser des opérations de cabotage sur le sol français. Ces décisions sont intervenues après que des infractions répétées ont été constatées lors d’opérations de contrôle.

Petit rappel utile : depuis plueisurs années, toute société de transport routier pour compte de tiers est traçable via un registre publiquement accessible appelé ERRU. Les services de contrôle utilisent ces registres pour consigner les infractions qui sont reprochées aux sociétés de transport (cette information n’étant pas accessible au grand public).

La presse française signale que trois entreprises coupables d’infractions répétées ont été interdites de cabotage pendant un an par Sophie Brocas, la préfète de la région Centre-Val de Loire. Pour chacune de ces sociétés, on parle de plus de 10 infractions constatées en matière de cabotage et/ou de respect des heures de conduite et de repos. Le magazine Les Routiers a mis sur pied un pool de journalistes avec les quotidiens Le Monde et Le Progrès et ont découvert le nom des trois entreprises visées. Il s’agit tout d’abord de la société roumaine KPO Trade Invest SARL qui ne possède officiellement que 13 véhicules en Roumanie mais effectue des transports en France via une filiale locale avec, selon nos confrères, 40 véhicules.

La deuxième société visée est Torello TN SK, une filiale slovaque du grand groupe italien Torello. En mars 2025, le magazine Les Routiers révélait que 30 chauffeurs français avaient été remplacés par 15 Roumains et 15 Serbes pour rouler chez Action via la filiale française de Torello. Ces chauffeurs passaient notamment leurs week-ends dans des circonstances abominables et en totale infraction par rapport au règles européennes. La troisième nom est bien connu des routes belges : il s’agit de la société lituanienne Hoptrans qui revendique plus de 1000 véhicules et qui possède des filiales en Pologne et en Allemagne. Cette entreprise est par ailleurs soupçonnée d’entretenir des liens avec la Russie, ce qui a notamment mené à son éviction de tout contrat avec l’OTAN comme l’a rapporté le media polonais trans.info

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