À partir du 1er janvier 2026, tout nouveau véhicule électrique verra son prix grevé d’une nouvelle contribution environnementale. Celle-ci servira à financer la collecte et le recyclage des batteries sous l’égide de l’organisme de gestion Febelauto.
Cette mesure touche toutes les batteries de plus de 25 kg. Elle intervient au moment où le volume de batteries à récolter et à recycler commence à augmenter : selon Febelauto, il est passé de 31,5 tonnes en 2021 à 412 tonnes en 2025. « Les batteries usagées destinées à la propulsion des véhicules hybrides, hybrides rechargeables et électriques constituent donc le défi de demain. Leur nombre va augmenter de manière exponentielle dans les années à venir. En nous y attelant dès aujourd’hui, nous garantissons que ces batteries trouveront également leur place dans l’économie circulaire », explique Catherine Lenaerts, directrice de Febelauto.
Les batteries collectées par Febelauto sont envoyées à des entreprises de traitement spécialisées, qui récupèrent les matériaux précieux comme le cobalt, le nickel, le lithium et le cuivre et les remettent à la disposition de l’industrie. D’autres batteries peuvent connaître une seconde vie dans des systèmes de stockage d’énergie stationnaires via des partenaires tels que Watt4Ever.
La nouvelle contribution environnementale pour les batteries s’ajoute à la contribution environnementale pour le recyclage durable du véhicule. Elle varie en fonction du type de chimie (deux fois plus élevée pour une batterie LFP que pour une batterie NMC par exemple) et en fonction du poids. A titre d’exemple, une batterie de 520 kg telle que Renault en utilise pour le Master E-Tech Electric sera grevée d’une contribution environnementale de 100 euros. Pour les batteries de plus d’une tonne, un tarif de 0.2 euros/kg sera d’application.



