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Les 12 plus grandes faillites de 2025 : un arbre qui cache la forêt

Les chiffres bruts ne laissent planer aucun doute : l’année 2025 a été meurtrière dans les rangs des transporteurs routiers belges. Mais au-delà des chiffres spectaculaires se cachent plusieurs constats parfois étonnants sur le profil-type des entreprises déclarées en faillite.

Comme en 2024, plusieurs sociétés de transport belges d’une certaine taille ont été déclarées en faillite. Des entreprises comme Group De Wolf, Transnam, Geleyte, Vebotrans / Taxi Marcel, Hansbeeks Snelvervoer, Eurosped Belgium, Bongaerts Logistics, Transport Lerinckx Stefaan, Supreme Transport ou Dalga-Trans employaient plus de 20 personnes et faisaient partie du paysage depuis de nombreuses années. Les actifs de certaines entreprises en faillite ont été repris par d’autres transporteurs (K&A Koerier, Hansbeeks Snelvervoer) et d’autres entreprises ont été relancées (Transport De Vreese). Mais d’une manière générale, le fait de voir d’anciens grands noms comme Bellekens tomber en faillite a renforcé le sentiment général que « ça va mal », constat renforcé par les statistiques publiées par Graydon qui font état d’une augmentation du nombre de faillites de 19 %, avec cependant une conception assez large englobant transport routier, prestations logistiques et services de courrier.

Nous avons donc analysé 406 cas d’entreprises de transport routier et quelques constats surprenants apparaissent :

  • l’âge moyen des entreprises en faillite est particulièrement bas : 8.3 % seulement des entreprises avaient plus de 20 ans d’âge, 9.8 % plus de 10 ans, 35.7 % plus de 5 ans et 46 % moins de 5 ans. Si l’on compare ces chiffres avec les moyennes nationales calculées par Graydon (respectivement 13.42 %, 16.96 %, 29.99 % et 39.76 %), on ne peut que constater que les entreprises de transport tiennent le coup moins longtemps que la moyenne. Une entreprise sur trois était une micro-entreprise, avec des volumes d’affaires à peine suffisants pour un seul véhicule.
  • l’origine géographique des entreprises en faillite ne correspond pas du tout à la répartition des entreprises de transport en Belgique : 28.5 % des faillites sont survenues dans la région de Bruxelles-Capitale alors que cette région ne concentre que 9.6 % de toutes les entreprises de transport belges. Il est de notoriété publique que le tribunal de commerce de Bruxelles fait la chasse aux entreprises douteuses, mais tout de même… Par ailleurs, 8.9 % des faillites sont survenues dans le Brabant Flamand où sont installées 11.3 % des transporteurs belges. D’autres provinces sont particulièrement sous-représentées : 4.2 % seulement des faillites ont eu lieu en Flandre Occidentale alors que 17.7 % des transporteurs belges y ont leur siège.
  • 29.8 % des entreprises en faillite n’ont jamais publié de bilan ou ont continuer à exercer plusieurs années après la publication de leur dernier bilan. De là à dire qu’elles travaillaient en noir…
  • 11.3 % des entreprises avaient connu une croissance rapide suivie d’une perte (parfois brutale) de leur rentabilité. Pour 12 % des entreprises, le volume d’activité était resté plus ou moins stable mais la rentabilité avait baissé lors des derniers exercices, avec une chute des fonds propres pour conséquence.
  • Le nom de certains notaires ayant procédé aux actes de création d’entreprises tombées en faillite en 2025 apparaît également de manière sur-proportionnelle.

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