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[VAN Café] Kristof Winckelmans : « Maxus est le pionnier de l’e-LCV, mais la Belgique continue de demander du diesel »

PR Manager, Kristof Winckelmans représente plusieurs marques : les véhicules utilitaires Maxus en Belgique, mais aussi Hyundai et Astara. Toutefois, lors de VAN Café, le podcast de Transportmedia et de Febiac enregistré sur et pendant le Brussels Motor Show, il a surtout parlé de Maxus.

On constate à nouveau une légère progression des chiffres de vente et de la part de marché de Maxus, mais surtout au profit des modèles plus lourds. Les ventes des gammes plus légères ne semblent pas encore vraiment décoller.

Kristof Winckelmans : « Il est important de faire une distinction entre notre gamme électrique et la gamme diesel, que le constructeur a ajoutée dans un second temps pour élargir l’offre. Aujourd’hui, il ne faut pas se voiler la face : la gamme diesel représente de loin la plus grande partie de nos ventes. Nous proposons les Deliver 7 et Deliver 9 en diesel. Dans la gamme plus compacte, la Deliver 3, nous n’avons pas de version diesel. Cela signifie que le centre de gravité de notre gamme se situe dans le segment intermédiaire et le segment supérieur. Cela en dit long sur l’état actuel du marché belge des véhicules utilitaires légers. »

« Maxus s’est adapté aux règles du marché. C’est aussi la raison pour laquelle nous exposons ici sur le stand une Deliver 7 et une Deliver 9 en version diesel, et non une eDeliver 7 ou une eDeliver 9, alors que nous continuons à nous positionner comme pionnier dans le domaine des LCV électriques, ce que nous sommes toujours aujourd’hui. Mais si le marché belge demande des véhicules diesel, le constructeur s’y adapte. »

Cette situation est-elle différente sur d’autres marchés où Maxus est présent ?
Kristof Winckelmans : « Non, c’est une tendance que nous observons sur plusieurs marchés européens. D’un côté, Maxus se positionne comme pionnier des LCV électriques, mais pour atteindre une masse critique et être rentable sur certains marchés, l’élargissement vers des véhicules diesel est essentiel. »

Aussi pour atteindre une masse critique chez les concessionnaires ?
Kristof Winckelmans :« Absolument. Pour les concessionnaires, il est important d’être rentables, y compris en après-vente, et de générer suffisamment de travail dans les ateliers. Cela rend cette extension indispensable. C’est pourquoi les deux véhicules exposés ici sur le stand d’Astara sont également des versions diesel. »

Que faut-il pour accélérer l’essor des véhicules utilitaires légers électriques ?
Kristof Winckelmans : « En effet, cela ne va pas assez vite. Ce qui est nécessaire me semble clair : une politique lisible et cohérente. Sur le marché des flottes de voitures particulières, nous voyons des lignes directrices claires, avec des incitants fiscaux qui accélèrent le taux d’adoption. Et là, nous constatons effectivement des résultats. Pour les véhicules utilitaires, c’est tout le contraire. Un exemple : la déduction pour investissement majorée a été supprimée. Ce sont de grandes occasions manquées. C’était la mauvaise nouvelle de fin d’année. »

Maxus est une marque relativement nouvelle en Belgique. Elle a su convaincre des clients au départ. Comment Maxus peut-elle convaincre ces clients de la première heure de choisir à nouveau la marque ?
Kristof Winckelmans : « Je suis heureux que vous posiez la question. Nous sommes opérationnels depuis six ans maintenant. Nous avons démarré en 2020 avec beaucoup d’enthousiasme, pour constater trois mois plus tard qu’il n’y avait pratiquement pas de marché en raison du COVID. En 2021, nous avons réellement commencé, notamment avec la Deliver 9 et plus tard la Deliver 3. Aujourd’hui, nous arrivons à un moment où les clients de la première heure commencent progressivement à envisager le remplacement ou l’extension de leur flotte. C’est un moment crucial pour nous afin de fidéliser ces clients. Nous constatons également que certains clients renouvellent leur confiance, ce qui démontre que nous avons de mieux en mieux organisé notre après-vente. »

Que doit faire le réseau de la marque pour convaincre ces clients ?
Kristof Winckelmans : « Nous devons continuer à mettre en avant la solidité de nos chaînes de traction électriques. C’est typique des constructeurs chinois : ils ont pris une avance technologique dans les motorisations électriques. Notre autonomie réelle est réellement supérieure. En outre, notre politique de garantie est également importante : cinq ans de garantie jusqu’à 200 000 kilomètres, ainsi que des garanties étendues sur la batterie. Ce sont des facteurs décisifs pour les clients finaux. »

Le réseau est-il aujourd’hui complètement en place ?
Kristof Winckelmans : « Dans certaines régions, oui. En Flandre, nous disposons d’une bonne couverture, environ 80 % du marché. Il reste encore un point dans le nord d’Anvers où nous recherchons activement. En Wallonie et dans la province de Luxembourg, plusieurs implantations restent à pourvoir. C’est un point d’attention important pour l’année à venir. Nous sommes activement à la recherche de partenaires, notamment à Mons, Namur et dans la province de Luxembourg. »

Que peut-on attendre de Maxus en 2026 ? Y aura-t-il des nouveautés ?
Kristof Winckelmans : « Il y aura certainement des nouveautés, même si pas à très court terme. Plusieurs produits sont en préparation, souvent liés à de nouvelles réglementations et dérogations, comme la GSR3. L’eDeliver 7 bénéficiera d’une mise à jour au printemps, probablement en juin. La Deliver 9 recevra également une mise à jour. En outre, une importante facelift de la Deliver 5 est prévue. Nos pick-up seront également renouvelés : tant l’eT90 que le T60 Max. Le T60 Max, en particulier, sera adapté aux nouvelles réglementations, mais l’eT90 bénéficiera lui aussi d’une mise à jour et fera son retour. »

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