Les fédérations professionnelles Sigma (pour les importateurs et représentants de matériel pour le génie civil, la construction et la manutention), Fedagrim (pour la mécanisation agricole et horticole) et BERA (Belgian Equipment Rental Association) ont organisé hier, pour la première fois ensemble, un événement de Nouvel An, à la Bourse d’Anvers. Nous avons rencontré le président de Sigma, Dries Van Haut, pour parler des chiffres de vente des machines de manutention au cours de l’année écoulée et de ce que nous pouvons attendre de 2026.
« Si l’on regarde les chiffres du segment des chariots élévateurs, donc des machines destinées à la logistique, on constate qu’en 2025, par rapport à 2024, il y a une hausse d’environ 6 %. Cela semble positif, mais il faut tenir compte du fait que 2024 a connu une très forte chute. Malgré cette augmentation, nous restons donc à des niveaux relativement bas. Il y a toutefois un certain redressement. »
« Si l’on examine les différentes sous-sections, on observe que les chariots élévateurs électriques ont étonnamment légèrement moins bien performé, tandis que les chariots élévateurs à moteur thermique ont fait mieux. Cela concerne cependant des volumes beaucoup plus faibles. Il s’agit donc bien d’une hausse en pourcentage, mais en chiffres absolus, cela reste relativement limité. »
« Les chariots de magasin, les gerbeurs électriques et autres équipements similaires suivent la tendance générale et affichent même une augmentation d’environ 9 % par rapport à 2024. »
Quels sont aujourd’hui les grands défis pour ce secteur ?
« La difficulté de trouver les bonnes personnes pour tous les profils techniques reste un problème. Cela dure depuis des années et ne semble toujours pas résolu. Nous constatons également un certain recul de l’activité industrielle et une diminution du nombre d’heures de fonctionnement des machines. Cela atténue quelque peu le problème. Mais le fait que les machines deviennent de plus en plus complexes ne facilite évidemment pas les choses. »
Qu’attendez-vous de 2026 ?
« C’est en réalité très difficile à dire. En raison du climat géopolitique incertain, nous constatons que de nombreux clients sont très prudents lorsqu’il s’agit d’investir. Il est donc très difficile de faire des prévisions. Tout le monde s’attend à une année qui sera correcte, mais reste néanmoins très prudent. Car si demain Trump ou Poutine fait un geste imprévisible, tout peut soudainement changer. »



