Tout l’art consiste à se remettre sans cesse en question. Et pour Filip Goossens (CEO d’On Time Logistics), cela signifie chercher le juste équilibre entre ordre et chaos. Deux notions qui, selon lui, ont besoin l’une de l’autre.
Filip Goossens dit être en quête permanente d’harmonie. Père de deux jeunes enfants, il n’est pas toujours facile pour lui de trouver un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. « Mais je m’en sors plutôt bien », sourit-il. Le patron anversois de 50 ans adhère volontiers à l’adage work hard, play hard : « Je suis en train d’escalader une montagne, mais je ne vais pas attendre d’être au sommet pour profiter du paysage », dit-il.
Autrement dit, il faut aussi savoir prendre du plaisir en cours de route. « J’ai des centres d’intérêt très variés : j’ai une voiture ancienne et j’aime jardiner… Et il y a le sport – voile, ski, tennis – qui m’aide à me vider la tête », explique-t-il encore. En tant que CEO, il reste bien sûr joignable à tout moment pour ceux qui ont besoin de lui, mais il n’a pas besoin de défendre farouchement son temps libre.
Un travail stimulant
Cette sérénité, il la doit en grande partie à une bonne organisation de sa vie professionnelle. Car pour pouvoir travailler dur, il faut aussi tirer énergie et satisfaction de son travail, ce qui est indéniablement son cas. « J’aime mettre de l’ordre dans le chaos », explique-t-il.
Puisqu’il dirige une entreprise au quotidien , il doit garder une vue d’ensemble, mais il se dit aussi capable, lorsque c’est nécessaire, de se recentrer sur des détails pour explorer une opportunité ou résoudre un problème précis. « J’essaie d’être très impliqué dans tous les aspects de la gestion de l’entreprise et je ne rechigne pas, dans certains cas, à un peu de micromanagement. Cela va parfois assez loin : il y a quelque temps, j’ai même dû apprendre à programmer. »
En parallèle, F. Goossens affirme s’ennuyer vite avec les tâches répétitives, raison pour laquelle il suit de près la révolution de l’intelligence artificielle. Selon lui, il faudra y trouver une nouvelle harmonie entre l’humain et la machine, amenés à collaborer de manière fluide. « Cette technologie deviendra un outil précieux pour nos clients, mais aussi pour nos propres collaborateurs, dont nous aurons toujours besoin. »
« Trop d’harmonie, c’est ennuyeux aussi ! »



