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[VIDEO] Contrôle Albatross : une vraie démonstration de force

Plus de 150 contrôleurs, 18 types de contrôles différents et une bonne centaine d’observateurs : le contrôle Albatross qui était organisé hier le long de la E40 à Wetteren était plus que spectaculaire. Les résultats, par contre, ont été un peu moins probants qu’il y a deux ans.

Pour rappel, les contrôles Albatross sont multi-disciplinaires : ils sont organisés par la Police Fédérale de la Route mais s’appuient également sur d’autres organismes de contrôle comme le Service d’information et de recherche sociale (SIRS), la douane, ses services d’inspection sociale, le SPF Mobilité et Transports, le Vlaamse Belastingdienst, le GOCA et l’Office des étrangers. Les camions sont déviés vers la zone de contrôle de manière soit aléatoire, soit lorsque la Police de la Route soupçonne une infraction aux temps de conduite et de repos grâce à ses appareils DSRC qui ‘lisent’ les donnes du tachygraphe digital à distance. Environ la moitié des véhicules contrôlés avaient une plaque belge.

Sur les 168 véhicules qui ont été soumis à un contrôle, 97 étaient en infraction pour un ou plusieurs motifs. La proportion des véhicules en infraction était nettement inférieure à celle du précédent mega-contrôle organisé au même endroit il y a exactement deux ans :  57 % contre 72 %. Il s’agissait principalement d’infractions relatives aux temps de conduite et de repos ou à l’utilisation du tachygraphe, à la non-conformité aux exigences techniques, à l’arrimage et aux lettres de voiture. Des amendes ont été rédigées pour un total d’environ 98 000 euros. Par ailleurs, VLABEL a récupéré environ 100 000 euros d’arriérés de taxes de circulation. Les services sociaux ont quant à eux dressé un total d’une douzaine de procès-verbaux pour travail au noir, travail illégal ou détachement.

On doit à la vérité de dire que les chiffres bruts communiqués par la police fédérale de la route ne montrent qu’une face de la réalité. D’une part, une bonne partie des véhicules contrôlés étaient déjà soupçonnés d’une infraction aux temps de conduite et de repos et d’autre part le degré de gravité des infractions n’est pas mentionné. Or, pour ne prendre qu’un seul exemple, les infractions en matière d’arrimage sont parfois bénignes, un chauffeur contrôlé nous expliquant même que dans son secteur (le transport de matériaux de construction), il était tout simplement impossible d’être 100 % en ordre.

Dans l’interview qu’il nous a acccordée, Kristiaan Popelier (chef de la police fédérale de la route en Flandre orientale) nous a notamment expliqué que l’efficacité des contrôles s’est améliorée depuis l’arrivée du tachygraphe ‘smart’ de deuxième génération mais qu’il manque toujours une pièce au puzzle : la consultation par les services de contrôle des données contenues dans les différents registres ERRU où sont enregistrées les infractions au nom de chaque entreprise de transport.

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