L’an dernier, lors du lancement de Farizon dans le Benelux, nous avions brièvement découvert le SV sur les routes néerlandaises, un fourgon qui avait d’emblée fait forte impression. Il était temps de vérifier si cette première impression allait se confirmer sur le réseau routier belge.
Farizon est la nouvelle marque de fourgons du groupe Geely, propriétaire chinois notamment de Volvo, Lotus et LEVC. Un groupe doté d’un important savoir-faire technologique, qui permet à son SV 100 % électrique d’être le premier fourgon ‘Software Defined’ sur le sol européen. Juste avant le Kia PV5, et bien avant le nouveau Renault Master E-Tech et plusieurs modèles Mercedes-Benz Vans.
Évolution constante
‘Software-defined’ signifie que, dans les limites imposées par le hardware, une évolution constante, parfois marquée, reste possible. Ainsi, sur les nouveaux SV produits à partir de fin 2025 (et aussi les exemplaires existants via mises à jour OTA), les aides à la conduite trop intrusifs devraient été tempérées. N’hésitez pas à aller le constater par vous-même. Au moment d’écrire ces lignes, les essais ne sont possibles qu’auprès des points de vente du groupe Maenhout en Flandre orientale, mais Truck Trading Limburg / Brabant vient d’annoncer la signature de son contrat avec l’importateur Beherman Motors.
Nous avons pris le volant de la version la plus compacte du Farizon SV, le L1H1, dont le volume utile frôle les 7 m³ (le L3H3 offre jusqu’à 13 m³) et qui, associé à la batterie de 83 kWh, affiche une charge utile jusqu’à 1.300 kg. Dans la pratique, nous avons bénéficié d’une autonomie confortable d’environ 350 km. Nous avons souvent roulé en mode Eco, qui maîtrise l’enthousiasme du moteur de 231 ch entraînant les roues avant. Lors d’un trajet local en ville et avec une conduite anticipative, la consommation est passée sous les 20 kWh/100 km, ce qui offrirait une autonomie de plus de 400 km. La recharge DC peut monter jusqu’à 140 kW.
Quelques points à améliorer
Y a-t-il aussi des points faibles ? Sur autoroute, le bourdonnement du moteur électrique est un peu trop présent, et le freinage régénératif met une fraction de seconde de trop à s’enclencher, ce qui pousse parfois à utiliser davantage la pédale de frein. Là encore, une mise au point fine pourrait être réalisée à distance. Un mode ‘one pedal driving’ serait aussi un bon ajout.
Même si l’intérieur est bien équipé et joliment fini – avec e.a. le chauffage du volant et de l’assise, mais aussi des sièges ventilés – il manque quelque chose d’essentiel : une climatisation facile à régler. Le chauffage ne s’active ou ne se coupe que via un bouton, sans réglage progressif. Selon votre position de conduite, vos genoux peuvent heurter à gauche la poignée de porte et à droite le tiroir contenant le porte-gobelet. Des points de détail, car globalement, le Farizon SV demeure un compagnon très convaincant.



