L’autorisation définitive des écocombis sur les autoroutes flamandes se rapproche. Le Gouvernement flamand a approuvé vendredi dernier un avant-projet de décret à cet effet. La fédération du transport TLV se dit satisfaite.
Depuis 2015, la Flandre étudie l’impact des LZV sur la circulation. Les entreprises de transport peuvent actuellement proposer des itinéraires deux fois par an et demander une autorisation pour circuler avec des LZV. La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder, souhaite ancrer structurellement les LZV – également connus sous le nom d’écocombis – sur les routes flamandes. Par rapport aux Pays-Bas et à l’Allemagne, la Belgique accuse aujourd’hui un retard.
Sur proposition de la ministre De Ridder, le Gouvernement flamand a donné, le vendredi 27 février, son approbation de principe à l’avant-projet de décret relatif au transport routier exceptionnel. Le nouveau cadre remplace le décret du 3 mai 2013 et crée enfin une base décrétale claire pour les combinaisons LZV. Selon Transport et Logistiek Vlaanderen (TLV), un ancrage définitif après deux projets pilotes est nécessaire, ainsi qu’un cadre réglementaire praticable et réaliste.
Cependant, ces initiatives législatives ne pourront pas être entièrement finalisées avant la fin juin 2026. À partir de cette date, il n’y aurait donc plus de cadre juridique pour l’utilisation des éco-combinaisons/LZV en Flandre. Afin d’éviter ce vide juridique et d’offrir une sécurité juridique au secteur des transports, la date de fin de l’essai est en principe reportée au 30 juin 2027 au plus tard.
Atténuer la pénurie de chauffeurs
L’avant-projet est désormais soumis pour avis au Conseil d’État, au Conseil de la Mobilité (Mora) et à la Commission flamande de contrôle (VTC). Le Parlement flamand devra ensuite également se prononcer. « Il reste encore un long parcours législatif à accomplir, mais nous espérons que les arrêtés d’exécution seront parallèlement préparés », déclare Johan Staes, CEO de TLV. « Les itinéraires LZV potentiels présentant des avantages clairs en matière d’écologie et de mobilité ne peuvent plus rester inexploités. Avec cet avant-projet, la Flandre franchit une étape importante vers un transport de marchandises plus intelligent et plus écologique. Les LZV apportent immédiatement des gains climatiques et d’efficacité et peuvent contribuer à réduire la pression liée à la pénurie de chauffeurs. Nous demandons à présent d’élaborer rapidement un cadre pratique et réaliste permettant d’ouvrir davantage d’itinéraires LZV sur nos routes. »


