Volvo Group et Daimler Truck AG, qui ont créé une joint-venture pour produire des piles à combustible, sont désormais rejoints par Toyota Motor Corporation qui devient le troisième actionnaire de Cellcentric, à parts égales avec les deux fondateurs.
Les trois partenaires considèrent l’hydrogène comme l’une des sources d’énergie clés pour décarboner les transports. L’arrivée de Toyota au capital de Cellcentric doit permettre d’accélérer le développement et la production de systèmes de piles à combustible pour le transport lourd ainsi que pour d’autres applications lourdes présentant des exigences comparables. C’est peut-être le genre de signal qui permettra de débloquer l’actuel dilemme entre les producteurs de véhicules et les investisseurs dans l’écosystème de production et de distribution d’hydrogène : faut-il des véhicules pour justifier les investissements dans l’infrastructure ou est-ce l’inverse ?
Le rôle de Toyota dans Cellcentric devrait être plus étendu que celui d’un simple investisseur. Le constructeur japonais a en effet déjà trois décennies d’expérience dans le domaine des piles à combustible, comme le rappelle Koji Sato, président-directeur général de Toyota. Cellcentric continuera à fonctionner comme une entité indépendante, au service d’un large éventail de clients, et donc potentiellement pour d’autres constructeurs que les trois actionnaires.



