VIAS, l’institut pour la sécurité routière, a réalisé à la demande du Département Mobilité et Travaux publics une étude sur l’arrimage des charges. Celle-ci a mis en évidence un nombre considérable d’infractions et a souligné le manque de connaissances qui persiste encore dans le secteur. Afin d’approfondir ce thème, Transportmedia a lancé la « Safety Arena » : un conclave d’experts en arrimage des charges, à découvrir ce week-end dans Transport & VAN.TV sur Trends Z. Cette première édition s’est tenue à Fabriek Logistiek à Zwijnaarde.
Kurt Garrez, premier inspecteur principal de la Police fédérale, apporte déjà quelques éclaircissements sur le sujet lors de cette première « Safety Arena ».
La législation en matière d’arrimage des charges est-elle suffisamment connue ? « La Belgique dispose d’une législation solide et claire en matière d’arrimage des charges, qui constitue également un cadre de référence important en Europe en ce qui concerne les responsabilités », répond Kurt Garrez. « Les chauffeurs de poids lourds sont généralement bien informés de ces règles, notamment grâce à la formation obligatoire Code 95 dans laquelle l’arrimage des charges est abordé. »
Kurt Garrez constate toutefois que d’autres maillons de la chaîne logistique, tels que les expéditeurs, les chargeurs et les emballeurs, sont souvent moins familiers avec cette réglementation. « Ils n’y sont généralement confrontés que lorsqu’il est trop tard, par exemple lorsque leur cargaison est impliquée dans un accident », explique-t-il. « Les emballeurs portent également une responsabilité dès que les marchandises sont livrées. Lorsque la police constate des infractions, un procès-verbal est dressé à l’encontre de toutes les parties concernées. »
Responsabilités
Comment les responsabilités sont-elles réparties ? « Le transporteur doit fournir un véhicule adapté et les moyens nécessaires. Le chargeur doit, quant à lui, fournir des informations correctes et réfléchir à la manière de sécuriser la charge. »
Les parties peuvent conclure des accords entre elles sur l’approche à adopter, mais légalement, c’est en principe le chargeur qui doit charger correctement le véhicule, en tenant compte du surpoids et des charges à l’essieu. Dans le même temps, la charge doit être disposée de manière à ce que le chauffeur puisse effectivement la sécuriser. « Le transporteur connaît le mieux son matériel, la collaboration est donc essentielle pour parvenir à une solution sûre. »
Les normes sont-elles accessibles au public ? Kurt Garrez : « Dans la législation belge, de nombreuses normes relatives à l’arrimage des charges sont reprises. Cependant, beaucoup de ces normes sont payantes et rédigées dans une autre langue. Le Conseil d’État a jugé que cela n’était pas acceptable. Ces normes doivent être mises gratuitement à disposition dans la langue de l’utilisateur, donc en néerlandais. Malgré cela, nous avons effectué des contrôles et obtenu des condamnations. Une grande partie des connaissances issues de ces normes est en effet disponible gratuitement dans la directive européenne. »



