Présent à la Journée du Transport et de l’Intermodalité en Wallonie, François Desquesnes, Vice-Président et Ministre wallon du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux, est revenu sur la prochaine fusion des quatre ports autonomes wallons (Liège, Namur, Charleroi et La Louvière).
Rappelons que la démarche, qui doit aussi intégrer le Terminal Container Athus en tant que port sec, vise à renforcer l’efficacité de l’approche portuaire dans la Région et la coordination avec les acteurs de développement économique.
Lors de son intervention à l’évènement de la DTIM, François Desquesnes est revenu sur le fait qu’au-delà de la rationalisation institutionnelle, la réforme poursuit des objectifs concrets en matière de report modal et de politique foncière. La gouvernance unifiée doit permettre de définir une stratégie régionale cohérente pour les terrains portuaires. Répondant très récemment à une question parlementaire sur le sujet, le ministre soulignait l’importance « d’une sélection plus exigeante des projets en lien avec la voie d’eau et la reprise du foncier désaffecté ou dont le lien avec la voie d’eau n’est pas à la hauteur avec nos ambitions. Un objectif qui implique également une meilleure cohérence entre le développement économique, les objectifs du Schéma de Développement du Territoire et le volet marchandises de la vision FAST ». Un inventaire des réserves foncières disponibles est actuellement mené par l’administration pour orienter leur valorisation de manière stratégique.
Concernant la nouvelle société anonyme de droit public qui chapeautera les ports, son siège social et les services administratifs devraient logiquement être implantés dans les locaux du Port Autonome de Liège, structure motrice du paysage portuaire wallon tant en termes de chiffre d’affaires que de nombre de concessionnaires et de marchandises traitées. Chaque entité gardera toutefois une antenne commerciale afin d’assurer une présence de proximité dans les différentes zones portuaires.
Le projet de décret fixant les modalités de la fusion doit être adopté cette année. Suivront la rédaction d’un contrat de gestion et la création de la nouvelle structure l’an prochain, pour une mise en route consécutive à la liquidation des ports en 2028.



