La date butoir pour la mise en oeuvre de la taxe sur les poids lourds approche à grands pas. À partir du 1er juillet 2026, les poids lourds devront payer une redevance au kilomètre parcouru sur la quasi-totalité des autoroutes et sur certaines routes départementales et communales aux Pays-Bas. Dans le secteur de la logistique, il ne s’agit plus d’un avenir abstrait : on examine déjà les implications de cette taxe pour les opérations. En effet, cela ne touche pas uniquement les camions eux-mêmes, mais aussi la planification, l’administration et le calcul des coûts.
Par Amanda Rasch, directrice générale Benelux de DKV Mobility
Une mise en œuvre plus sereine est plus agréable
Dans la pratique, une mise en œuvre prend tout simplement du temps. Il faut planifier les véhicules, connecter les systèmes et tester les processus. Qui plus est, les chauffeurs et le back-office doivent s’habituer à la nouvelle méthode de travail avant qu’elle ne fasse partie intégrante des opérations quotidiennes. Voilà pourquoi de plus en plus d’entreprises commencent leurs préparatifs à temps. Cela permet d’éviter que la mise en place ne devienne un pic d’activité dans un planning déjà très chargé. Finalement, tous les transporteurs n’ont pas les mêmes besoins. Une flotte nationale nécessite une approche différente en matière de péage qu’une flotte internationale.
Pour les transporteurs principalement actifs aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne, la simplicité et la clarté priment. À cet effet, DKV Mobility propose la DKV Box Flex, destinée à l’enregistrement des péages dans ces pays.
Les transporteurs internationaux, quant à eux, ont besoin d’une solution intégrée unique fonctionnant dans plusieurs pays, sans contrats distincts ni systèmes séparés. C’est là qu’intervient la DKV Box Europe, qui prend en charge les transactions de péage dans une grande partie de l’Europe, notamment en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en France, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Hongrie, en Bulgarie, en Suisse, en Pologne, en Slovaquie, en République tchèque et en Slovénie. Des tronçons spécifiques tels que le tunnel de Liefkenshoek en Belgique, les tunnels de Warnow et de Herren en Allemagne ainsi que les ponts scandinaves sont également couverts. Les Pays-Bas, le Danemark et la Croatie seront bientôt ajoutés à la liste.
Planification rétroactive à partir du 1er juillet 2026
De nombreuses entreprises ont déjà commencé à évaluer l’impact de la taxe kilométrique sur leur organisation. C’est d’ailleurs l’approche la plus logique : il ne faut pas attendre jusqu’à la dernière minute, mais examiner les mesures à prendre en temps voulu. Un bon point de départ consiste à recenser la flotte de camions actuelle et son utilisation : combien de véhicules y a-t-il, quels itinéraires empruntent-ils et combien de kilomètres chaque véhicule parcourt-il ? Ces questions permettent de déterminer rapidement quelles adaptations s’imposent.
En planifiant de façon rétroactive à partir du 1er juillet 2026, on se donne la marge de manœuvre nécessaire pour faire des choix réfléchis et bien organiser les processus. C’est également une nécessité pratique, car les véhicules doivent par exemple être programmés pour être équipés en atelier et temporairement retirés de la circulation. Ainsi, la taxe sur les poids lourds ne sera pas une course contre la montre, mais une transition contrôlée vers une nouvelle réalité pour le secteur.
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