À partir du 1er juillet 2026, les camionnettes dont la MMA dépasse 2,5 t et qui effectuent du transport rémunéré de marchandises à l’international devront être équipées d’un tachygraphe. J&T Autolease et Van Mossel Automotive expliquent le cadre réglementaire et les solutions possibles.
Jusqu’à présent, les camionnettes d’un poids maximal de 3,5 t n’avaient pas besoin de tachygraphe. Mais cela change dans certains cas à partir du 1er juillet. Dans le cadre du « Mobility Package » de l’UE, les véhicules utilitaires légers dont la MMA (véhicule et remorque compris) dépasse 2,5 t devront être équipés d’un tachygraphe numérique lorsqu’ils effectuent des transports internationaux. Le conducteur devra en outre respecter les temps de conduite et de repos.
Un impact plus important en Belgique
Cette mesure vise avant tout à lutter contre les abus de certaines entreprises qui contournaient les règles applicables aux camions en matière de temps de conduite et de repos. En remplaçant des poids lourds par de grandes camionnettes, elles pouvaient effectuer des transports longue distance plus rapidement (mais aussi de manière potentiellement plus dangereuse).
« Comme la Belgique est un pays relativement petit et qu’il est facile de franchir une frontière, de nombreuses entreprises belges risquent également d’être concernées par l’obligation du tachygraphe », explique Timothy Bleeckx, spécialiste VAN chez Van Mossel. « Mais toutes les camionnettes de cette catégorie de poids ne doivent pas nécessairement en être équipées. L’obligation ne s’applique que lorsqu’on livre des marchandises à l’étranger. Ainsi, un jardinier qui traverse la frontière pour planter un arbre n’a pas besoin de tachygraphe. En revanche, s’il livre cet arbre sans effectuer la plantation, le tachygraphe devient obligatoire. »
Installation a posteriori possible
La réglementation n’est pas nouvelle, mais de nombreux acheteurs de camionnettes n’y ont pas prêté attention. « Volontairement ou non. Chez Van Mossel, nous avons en tout cas sensibilisé nos clients à cette évolution au cours des dernières années », souligne T. Bleeckx.
Pour les clients qui ne disposent pas encore d’un tachygraphe numérique mais réalisent des transports transfrontaliers, des solutions existent. « Il arrive que les besoins d’une flotte évoluent et que les transports internationaux entrent soudainement dans son champ d’activité », explique Patrick Jaspers, LCV Manager chez J&T Autolease. « La bonne nouvelle est qu’il est alors possible d’installer un tachygraphe après coup. La facilité de l’opération dépend toutefois du véhicule. Lorsqu’il dispose d’une pré-équipement tachygraphe, l’installation est relativement simple et abordable. A défaut, l’opération devient nettement plus complexe. »
J&T et Van Mossel en première ligne
Heureusement, les clients de J&T Autolease, qui fait partie du groupe Van Mossel, peuvent agir assez rapidement. « L’avantage du groupe Van Mossel, premier groupe de concessionnaires de Belgique, est que nous maîtrisons l’installation des tachygraphes depuis de nombreuses années. Notre réseau comprend aussi des concessionnaires poids lourds, où cet équipement est utilisé depuis longtemps », explique P. Jaspers.
« En cas d’urgence, l’installation peut généralement être réalisée en quelques semaines, selon le véhicule concerné. Comme Patrick l’a indiqué, l’opération est plus simple sur les modèles prééquipés. Dans le cas contraire, elle est plus laborieuse et la facture peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Nous recommandons donc aux clients qui n’effectuent pas encore de missions internationales d’opter malgré tout pour un pré-équipement tachygraphe, s’il existe une possibilité que leur activité évolue à l’avenir », conclut T. Bleeckx.



