Les temps sont décidément durs pour les carrossiers français : après Durisotti, c’est Lamberet qui est en grande difficultés. Le tribunal des activités économiques de Lyon a prononcé ce jeudi 2 juillet l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire sollicitée par la société française qui emploie environ 1000 personnes.
Depuis plusieurs mois, la direction de Lamberet avait pris des mesures destinées à redresser l’entreprise mais le contexte économique, aggravé par les impacts liés à la crise géopolitique, a rendu ses efforts insuffisants. Le passage en PRJ permet à Lamberet de poursuivre son activité dans un cadre juridique protecteur, sous le contrôle des organes désignés par le Tribunal, pendant six mois. Au terme de ette période, l’entreprise devra avoir mis sur pied une solution qui permette la poursuite des activités industrielles de manière pérenne.
« Depuis notre arrivée, nous regardons la situation avec lucidité et responsabilité. La décision rendue aujourd’hui par le Tribunal n’est pas une fin : c’est un outil au service de notre projet industriel. Notre priorité est inchangée : préserver l’activité, protéger les emplois, valoriser nos savoir-faire et construire les conditions d’un avenir durable pour Lemberet SAS. L’entreprise, dont le carnet de commandes est rempli, dispose d’atouts solides pour écrire une nouvelle étape de son histoire », déclare Stefano Chmielewski, directeur général.



