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Sopraco : une gestion de flotte très transparente

Le vainqueur du Truck Fleet Owner of the Year 2026 est une entreprise familiale campinoise qui applique à sa flotte les principes qu’elle s’impose elle-même : entreprenariat, innovation et amélioration permanente. Avec en prime une gestion des données qui rend la gestion de flotte très transparente et qui facilite la prise de décisions stratégiques.

Sopraco est né d’une activité d’élevage de veaux (une grande spécialité campinoise) par la famille Oeyen. En 2026, le groupe intègre tous les maillons de la chaîne de valeur dans le domaine de la viande : production d’aliments pour bétail, élevage, abattage, traitement et livraison au client final. Sopraco emploie environ 400 personnes, dont 10 % pour sa propre logistique.

Une flotte ‘picco bello’

« Le transport n’est pas une simple fonction de soutien, mais une activité stratégique. Il contribue directement aux résultats de l’entreprise et à la sécurité opérationnelle », explique Glenn Bries. Ce jeune père de cinq enfants est le responsable de Tejo, la filiale de transport du groupe.

La flotte sert à la fois au transport d’aliments (en vrac), au transport d’animaux vivants (avec des semi-remorques mega) et au transport sous température contrôlée (avec un mélange d’utilitaires légers, de porteurs de différents tonnages et de semi-remorques).

Elle en dit long sur la philosophie de Sopraco : véhicules récents, image de marque soignée, état impeccable. Mais l’habit fait-il le moine ? C’est ce que nous avons demandé à Glenn Bries. Celui-ci a débuté sa carrière chez Tejo en tant que planificateur mais il a aussi passé son permis poids lourds pour accumuler une expérience pratique avant d’obtenir son certificat de compétence professionnelle. « Mon approche est pragmatique, axée sur l’expérience pratique et la maîtrise opérationnelle », explique-t-il.

Cela se voit déjà à la manière dont les cahiers de charge sont rédigés. Un exemple ? Pour le transport d’animaux, Sopraco ne mégote pas sur les équipements qui réduisent le stress des animaux : suspension pneumatique, dispositif d’abreuvement embarqué même pour les trajets courts, éclairage bleu et climatisation. Le même soin se retrouve dans l’équipement des porteurs et des semi-remorques pour le transport de viande.

Des data aux décisions stratégiques

Dans les coulisses, les data jouent un très grand rôle, avec une attention particulière portée à la maîtrise des coûts. Chaque chauffeur doit par exemple effectuer un check-up digital de son véhicule au début et à la fin de chaque journée.

La volonté d’amélioration permanente a par exemple mené à un changement de logiciel de planification, Ortec faisant place à BlueYonder, un système d’intelligence artificielle. « Nous sommes entrés en contact avec BlueYonder via Zetes, qui est notre partenaire pour tout ce qui concerne le lien entre les chauffeurs et les planificateurs », explique Glenn Bries. « Le TMS de BlueYonder nous permettra de mieux optimaliser les tournées et communiquera mieux avec nos autres systèmes digitaux comme Webfleet pour le suivi de la flotte, notre nouvel ERP de CSB et notre nouvel outil d’analyse Qlik. »

Ce dernier est un ajout récent : Qlik agrège les données provenant de différentes sources et les présente sous une forme homogène, tout en rendant plus aisée l’analyse des tendances et la prise de décisions stratégiques.

Et l’humain, là-dedans ?

Tejo emploie une cinquantaine de chauffeurs : trois pour le transport d’aliments, quatre pour le transport d’animaux et le reste pour le transport de viande. « Outre la conduite et le rôle d’ambassadeur auprès des clients, ils ont aussi une grande responsabilité sur le respect de la chaîne du froid et la sécurité de la chaîne alimentaire », explique Glenn Bries. « Dans le transports d’aliments, par exemple, le chauffeur est le dernier point de contrôle entre l’agriculteur et l’élevage. C’est à lui de vérifier qu’il n’y a pas de problèmes de qualité ou de risque de contamination. » Il est inutile de dire qu’il en va de même pour le transport d’animaux, où son comportement de conduite peut éviter tout stress inutile.

Le moins que Sopraco puisse faire vis-à-vis de ses ambassadeurs est donc de les payer correctement et de mettre à leur disposition un matériel irréprochable. C’est apparemment le cas puisque le taux de rotation est très faible. De quoi, au final, convaincre le très exigeant jury du truck Fleet-Owner of the Year.

Sopraco utilise toute la puissance des data sans mettre l’humain au second plan.

La flotte de Sopraco en bref

  • 7 camionnettes Ford pour la livraison de viande
  • 20 porteurs frigo (12, 15 ou 18 europalettes) Scania et DAF
  • 17 tracteurs Scania
  • 10 semi-remorques frigo, 4 semi-remorques mega et 3 silos + une bâchée
  • Contrat d’entretien uniquement sur les véhicules moteurs
  • Formation des chauffeurs par EDCO

 

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