Le secteur des véhicules utilitaires légers traverse une période de transition sans précédent, qui soulève de nombreuses interrogations. Pour apporter des réponses à certaines d’entre elles, nous avons sollicité les spécialistes de Ford Pro.
Avec la création de Ford Pro en tant que ‘business unit’ autonome, la marque a regroupé plusieurs décennies d’expertise dans le domaine des LCV. Une stratégie qui porte ses fruits. En 2025, la division véhicules utilitaires de la marque à l’ovale bleu a décroché une historique première place sur le marché belge. L’occasion idéale de soumettre quelques questions fréquemment posées aux experts de Ford Pro.
1. À partir de quand devient-il intéressant de passer à l’électrique ?
« La réponse dépend de plusieurs facteurs et préférences individuelles. Chaque situation est donc unique », explique Stefan Van de Poel, Commercial & Depot Charging Manager chez Ford Pro Belgium. « Il est essentiel d’analyser précisément les besoins de votre flotte, véhicule par véhicule : kilométrage journalier moyen, possibilité ou non pour certains collaborateurs de recharger à domicile, charge utile nécessaire compte tenu de l’éventuel surpoids lié aux batteries… Sur cette base et avec un conseil adapté, vous pourrez déterminer si certains véhicules – et combien – peuvent ou doivent être remplacés par des modèles 100 % électriques. Un bon conseil est crucial. Ford Pro a donc développé E-Switch Assist, un outil qui identifie les véhicules prêts à être remplacés par une version électrique. »
2. Puis-je simplement commander à nouveau un diesel ?
Les moteurs diesel conservent aujourd’hui une place importante dans le monde des utilitaires, en particulier pour certaines applications comme le transport longue distance avec des charges lourdes. « Ford continue à proposer une grande partie de sa gamme avec les moteurs diesel EcoBlue, qui associent sobriété et faibles émissions », confirme Caroline Van Hoydonck, Brand Manager chez Ford Pro Belgium. « Il est également important de tenir compte de l’évolution du contexte. À partir de 2030, même les diesels les plus récents ne seront plus admis dans la zone de basses émissions de Bruxelles, tandis que certaines villes misent sur une logistique urbaine zéro émission. Si vos véhicules y circulent régulièrement, il peut être judicieux d’envisager une autre solution. D’ailleurs, certaines villes néerlandaises appliquent déjà des zones zéro émission. »
Pour ceux qui ne souhaitent vraiment pas passer à l’électrique, il existe également des solutions intermédiaires. « Sur des modèles compacts comme le Transit Courier, un moteur essence EcoBoost peut constituer une bonne alternative. Ford Pro propose aussi des hybrides rechargeables puissants et économiques basés sur les Transit Connect et Custom ainsi que sur le Ranger. »
3. La mobilité électrique n’est-elle pas trop coûteuse ?
Les prix catalogue des modèles 100 % électriques restent souvent plus élevés, mais cela ne résume pas toute l’équation. « Les coûts d’utilisation des véhicules électriques peuvent être jusqu’à 40 % inférieurs. Il n’y a par exemple ni huile moteur ni huile de boîte à remplacer, ni embrayage à changer. Et sauf en cas d’utilisation intensive de la recharge rapide, le coût de l’électricité reste nettement inférieur à celui du carburant. Cet avantage devrait encore se renforcer avec l’entrée en vigueur du système européen ETS2, qui obligera les distributeurs de carburant à acheter des quotas d’émission qu’ils répercuteront sur leurs prix », explique Bram De Bruycker, Brand Manager chez Ford Pro Belgium. Il existe aussi, au niveau des produits, des possibilités de réduire la facture des camionnettes électriques. « Ford Pro propose par exemple le compact et abordable E-Transit Courier, ou encore le tout nouveau Ford Transit City, qui affiche un rapport qualité-prix imbattable. La télématique peut également contribuer à diminuer davantage le coût d’exploitation. Les modèles Ford Pro récents sont équipés d’un modem intégré ou d’un boîtier connecté capable, par exemple, de surveiller la pression des pneus. Via notre système télématique, ces données permettent en outre d’optimiser les habitudes de conduite et de recharge », ajoute Bram De Bruycker.
4. Pourtant, il n’existe quasi aucun avantage fiscal en faveur des LCV électriques ?
C’est vrai en principe, puisque les frais, amortissements et la TVA sont entièrement déductibles, au prorata de l’usage professionnel, aussi bien pour un utilitaire thermique que pour un modèle électrique. Mais la fiscalité ne se limite pas à la déductibilité.
« Il faut aussi prendre en compte la cotisation CO₂ ainsi que l’avantage de toute nature non forfaitaire lié à l’usage privé. Et sur ces points, les modèles 100 % électriques sont nettement plus avantageux. Nous avons récemment accompagné Rima Trans, qui recherchait une solution de mobilité domicile- travail pour ses chauffeurs. Une analyse approfondie réalisée par le concessionnaire Ford Peerlings a clairement montré que l’E-Transit Courier 100 % électrique permettait de réaliser d’importantes économies. Nous en avons livré 19 exemplaires arborant un marquage Varesa et Zeissner bien visible », raconte Bram De Bruycker.
5. La charge utile des utilitaires électriques est-elle suffisante, notamment après transformation ?
Là encore, un conseil adapté est essentiel. Plus la batterie est grande, plus la charge utile disponible diminue. « Demandez conseil lors de l’achat afin de connaître précisément la charge utile restante après transformation. Le réseau Ford Pro Converter, composé de carrossiers-transformateurs certifiés, constitue à cet égard un atout majeur grâce à son expertise technique et à ses nombreuses solutions allégées », explique Luc Vanneste, Conversion Manager chez Ford Pro Belgium. « Le nouveau Transit City électrique est un excellent exemple. En version châssis-cabine, il permet d’emporter 1.600 kg, ce qui laisse encore une charge utile très importante même avec une superstructure », conclut Bram De Bruycker.
Tachygraphe obligatoire
Depuis le 1er juillet 2026, les véhicules utilitaires légers de plus de 2,5 t de MMA affectés au transport international doivent être équipés d’un tachygraphe. Une situation plus fréquente qu’on ne l’imagine dans un pays aussi petit que la Belgique. « Lors de la commande d’un véhicule neuf, certains modèles permettent d’opter directement pour un tachygraphe, ce qui peut aussi améliorer la valeur résiduelle du véhicule. Il est par ailleurs possible de faire installer un tachygraphe numérique par une entreprise spécialisée. Cette solution est intéressante aussi bien pour les véhicules existants que lorsque les besoins de l’entreprise évoluent par la suite », explique Luc Vanneste.




