BYD arrive en Europe… mais pas encore en Belgique

L’impressionnant stand occupé par BYD au salon IAA Transportation ne peut pas cacher l’ambition du constructeur chinois : cette fois, il veut s’installer durablement sur le marché européen avec ses camionnettes et camions électriques. Concernant la Belgique, c’est cependant encore un peu flou.

Les véhiicules exposés par BYD sont de deux ordres : il y a d’abord la grosse camionnette E-Vali au style très discutable. Elle est disponible en version 3.5 et 4.25 tonne mais n’offre qu’une autonomie somme toute limitée de 245 ou 295 kilomètres malgré le recours à la technologie Blade Battery développée par BYD.

La gamme de poids lourds est plus convaincante. A côté des T020 et T028 qui ont déjà fait l’objet d’une timide tentative de commercialisation en Belgique via Hedin Automotive, on découvre en effet à Hanovre l’ETT 44, un tracteur électrique 4×2 qui aligne des chiffres impressionnants : une puissance de plus de 1000 ch, une capacité de recharge allant jusqu’à 1,5 MW et une autonomie de 600 kilomètres. La capacité de recharge, en particulier, intrigue puisqu’elle est deux fois plus élevée que ce que les camions électriques européens, même compatibles avec le standard MCS, proposent aujourd’hui. Encore faudra-t-il disposer de chargeurs offrant cette puissance. Sur ce plan, comme nous l’a expliqué Andrea Arcuraci (Head of Business Strategy pour l’Europe), BYD voit les choses en grand puisque le constructeur chinois veut implanter (un peu à la manière de Tesla) son propre réseau de stations de recharge en Europe, capable de rendre 400 km d’autonomie à ses camions en 20 minutes (ce que BYD appelle la recharge ‘flash’). Le constructeur chinois semble en tout cas prêt à rassurer ses futurs clients européens avec une garantie de 10 ans et 1,2 million de kilomètres sur la batterie.

Ce camion a obtenu cinq étoiles Euro NCAP, soit le résultat le plus élevé possible, ce qui témoigne du sérieux de sa conception. Sur le plan du design, il représente une alternative tout à fait valable aux camions européens et sur le plan de l’aménagement intérieur, il fait mieux que la plupart des camions chinois que l’on voit à Hanovre, même si la qualité de certains plastiques laisse à désirer. Les espaces de rangement, en particulier, sont assez nombreux et on note quelques détails intéressants comme le volant qui peut être pivoté en position verticale our faciliter les entrées et les sorties de cabine.

Quid de la Belgique ?

La nouvelle offensive européenne de BYD a un fort accent italien, avec pas mal d’anciens d’Iveco à la barre. Il y a déjà quatre ‘quartiers généraux’ en Italie, en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas mais pas encore de réseau de service. Andrea Arcuraci nous a confirmé que BYD installerait sur chaque marché sa propre structure d’importation, comme il est en train de le faire pour les voitures particulières. Par contre, il n’est pas certain que BYD Belux (la structure créée le 13 février 2026 pour les voitures) se chargera aussi des véhicules utilitaires et des bus. L’arrivée sur le marché se fera donc probablement d’abord via les appels d’offres de grandes flottes internationales, à charge pour le futur importateur de développer des points de service là où les véhicules seront déployés.