L’automatisation peut réduire les émissions de CO₂ des entrepôts jusqu’à 25 %.
Construire des entrepôts plus compacts et plus hauts grâce à l’automatisation permet de réduire significativement leur empreinte carbone. Dans certains cas, cette réduction atteint 25 %, comme le démontrent les recherches menées par l’ADEME et le cabinet de conseil Argon & Co.
L’étude récemment publiée par l’ADEME, agence française pour la transition écologique, s’appuie sur les données de l’entreprise d’automatisation Exotec. L’ADEME a analysé l’impact environnemental du système Skypod d’Exotec et comparé différents scénarios avec un entrepôt classique géré manuellement.
Les études indiquent que la construction de l’entrepôt et sa consommation énergétique, en particulier, jouent un rôle important dans l’impact environnemental total. En stockant les marchandises plus près les unes des autres et en hauteur, un entrepôt automatisé peut nécessiter environ 40 % de surface au sol en moins qu’un entrepôt géré manuellement.
Il en résulte non seulement un gain d’espace, mais aussi une réduction des besoins en matériaux de construction, en surface au sol et en chauffage. Bien que les robots consomment davantage d’électricité que les équipements manuels, ces avantages compensent largement cette surconsommation. Par conséquent, dans certains scénarios de l’étude, l’empreinte carbone totale diminue jusqu’à 25 %.
Ce gain environnemental est principalement dû à l’utilisation de l’automatisation pour atteindre la même capacité sur une surface réduite. Si une entreprise déploie cette technologie principalement pour accroître considérablement sa capacité sur la même surface, la consommation accrue d’énergie et de matériaux peut réduire le gain climatique.

