Le manque d’espace de stockage freine la croissance des entreprises

Près de la moitié des entreprises belges possédant leurs propres entrepôts ou stocks physiques ont dû refuser des commandes, des clients ou une partie de leur chiffre d’affaires l’an dernier, faute de capacité de stockage. C’est ce que révèle une enquête i-Vox commandée par le spécialiste du stockage Merak auprès de 400 responsables logistiques.

Pour une entreprise sur six, le manque d’espace est un problème récurrent, voire structurel. 29 % y sont confrontées de manière ponctuelle, par exemple lors des pics saisonniers. Les investissements sont également mis à rude épreuve : 18 % des entreprises ont reporté ou annulé des investissements ou des extensions prévus. Pour 28 %, le manque d’espace a entraîné une adaptation de leur stratégie opérationnelle, comme l’augmentation de la fréquence des livraisons ou l’externalisation de certaines activités.

Selon Merak, des gains d’efficacité sont néanmoins possibles. Par exemple, 83 % des entreprises indiquent qu’une partie de leur capacité de stockage actuelle n’est pas utilisée de manière optimale. Pour 17 % d’entre elles, plus d’un cinquième de l’espace disponible est même perdu.

Par ailleurs, les besoins en stockage ont augmenté ces dernières années. Depuis la crise du coronavirus et les récentes tensions géopolitiques, 45 % des entreprises ont délibérément constitué des stocks plus importants. Pour 18 % d’entre elles, ces stocks de précaution sont devenus structurellement plus élevés.

Les conséquences financières s’accentuent également. Sept entreprises sur dix sont confrontées à des coûts logistiques imprévus, liés par exemple au vol, aux erreurs humaines, à la maintenance ou aux rénovations. Pour 23 % d’entre elles, ces coûts dépassent 50 000 euros par an.