La Flandre coupe les vivres au ‘portefeuille PME’

La Flandre coupe les vivres au ‘portefeuille PME’

À compter du 1er janvier 2027, les entreprises de transport ne pourront plus recourir au ‘kmo-portefeuille’, un mécanisme qui finance des formations et des services de conseil. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement flamand dans sa déclaration de septembre. Cette suppression suscite une réaction très négative de la part de la Febetra.

Le ‘portefeuille PME’ est une mesure de subvention flamande qui permet aux petites et moyennes entreprises de bénéficier d’un soutien financier pour des formations dispensées par des prestataires agréés. Les petites entreprises reçoivent une aide de 30 % et les moyennes entreprises de 20 %, avec un plafond de 7 500 euros par an. Des taux plus élevés s’appliquent à certaines formations dans les domaines de la cybersécurité et de l’efficacité énergétique. Au fil des ans, ce ‘portefeuille PME’ s’est imposé comme une mesure de soutien accessible à tous, touchant un large éventail d’entreprises.

« Febetra ne comprend pas que le gouvernement flamand ait décidé, dans le cadre de ses négociations budgétaires, de supprimer le ‘portefeuille PME’ », réagit la Febetra, consternée. « C’est un coup dur pour le secteur des transports, qui se compose presque exclusivement de PME et qui recourait largement à cette aide pour former ou perfectionner ses chauffeurs. Cette décision va d’ailleurs à l’encontre de l’ambition du gouvernement flamand de promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie. »

Les économies prévues sur les ressources allouées aux collectivités locales inquiètent également la Febetra. « Une marge de manœuvre financière réduite pour les communes pourrait bien entraîner une baisse des investissements dans les infrastructures routières locales, avec toutes les conséquences négatives que cela implique pour la mobilité », estime le directeur Philippe Degraef (photo).

Il juge en revanche positif que le gouvernement flamand ait abandonné son projet d’introduire un impôt sur la transmission des entreprises familiales : « Une transition générationnelle en douceur reste donc possible, ce qui est essentiel pour permettre aux nombreuses entreprises familiales du secteur des transports de poursuivre leur croissance. »