La même histoire, dix ans plus tard
Le 1er juillet, nos voisins néerlandais lanceront leur taxe kilométrique. Dix ans et trois mois après la Belgique, et en ayant donc pu tirer les leçons de leurs voisins (et de l’Allemagne avant nous). Ce qui a fondamentalement changé depuis 2016, c’est la notion de prestataire EETS. L’interopérabilité des OBU a fait de grands progrès, à tel point que les autorités néerlandaises peuvent se permettre d’attendre le dernier moment pour publier la liste des appareils homologués (en plus de l’OBU ‘national’, équivalent batave de notre Satellic).
L’autre différence, c’est la structure des tarifs qui s’est adaptée au cadre règlementaire européen, notamment par l’ajout d’une composante CO2 en plus de la composante ‘poids’ et de la composante ‘norme Euro’. Et cela fait une sacrée différence sur le tarif dû, comme on va aussi s’en rendre compte en Belgique puisque la Flandre va elle aussi se mettre au goût du jour en juillet.
Aux Pays-Bas, les fédérations professionnelles avertissent que les transporteurs ne pourront pas supporter ce surcoût. C’est le même discours que chez nous il y a dix ans mais l’expérience montre que les transporteurs ont réussi à répercuter la taxe kilométrique sur leur pied de facture de manière relativement correcte… quand ils se montrent transparents et crédibles vis-à-vis de leurs clients. Le même phénomène se produira aux Pays-Bas, après quelques premiers mois difficiles. L’introduction de la taxe kilométrique à la belge avait en effet fait plonger la rentabilité des transporteurs belges en 2016, avant que celle-ci ne rebondisse en 2017.
Reste une question en suspens : les nouveaux tarifs des taxes kilométriques, ainsi grevés d’une ‘surcharge CO2’, feront-ils basculer le marché plus rapidement vers la propulsion électrique ? That’s the question !
Claude Yvens,
Rédacteur en Chef.


