Des raisons d’espérer
Le constat est amer mais implacable : le secteur de la construction va mal. Deux chiffres suffisent pour s’en convaincre : 1443 entreprises ont dû mettre la clé sous le paillasson sur les six premiers mois de 2025, un record depuis 10 ans ; rien que sur le mois de mars, 593 pertes d’emploi ont été enregistrées, le plus haut niveau depuis 2014. Il est vrai que la baisse de l’activité résidentielle (-7,3 % en 2024) n’est plus compensée, comme ce fut le cas ces dernières années, par la rénovation, qui elle aussi marque le pas.
Doit-on pour autant désespérer ? Certainement pas. Des raisons concrètes d’y croire existent, peut-être pas à très court terme mais certainement à moyen et long termes.
La baisse des taux hypothécaires et la stabilisation des prix des matériaux pourraient inciter davantage de particuliers à se lancer dans des projets de construction ou de rénovation. De plus, pour répondre à la croissance démographique, la Belgique est tenue de construire 375.000 logements supplémentaires d’ici 2030. Et, pour atteindre ses objectifs climatiques, notre pays se doit de tripler, voire quadrupler le rythme des rénovations. Moyennant un soutien politique ciblé (poursuite de la TVA réduite, procédures de permis simplifiées, incitants à la rénovation), un redressement pourrait être attendu pour 2026-2027. Acceptons-en l’augure !
Christophe Duckers
Directeur van de redactie


