Réflexion
Trop chers et peu pratiques. C’est la réponse standard que donnent beaucoup de gens lorsque vous leur demandez pourquoi ils réintroduisent des diesels dans leur flotte, à la place de véhicules électriques. Et dans certains cas, on ne peut pas vraiment leur donner tort. Pour d’autres toutefois, une comparaison peut certainement être utile. Plusieurs échanges récents avec des entreprises qui ont franchi le pas donnent une autre vision. Elles évoquent des économies sur le TCO grâce à des coûts d’entretien, de recharge et fiscaux plus faibles. Mais aussi des témoignages de chauffeurs satisfaits, qui apprécient le couple et le silence de leur véhicule électrique et qu’on ne ferait revenir au diesel pour rien au monde. Même s’ils étaient au départ plutôt sceptiques.
Bien sûr, le ‘tout électrique’ n’est pas une solution miracle pour tout le monde. La transition exige réflexion, avec une distinction entre la partie du parc qui peut passer à l’électrique et celle qui ne le peut pas. Il faut déterminer qui peut recharger, où et quand, et qui ne le peut pas, tandis que l’impact d’un éventuel changement européen se fait encore attendre à différents niveaux.
Mais tout ceci mérite réflexion. Ne serait-ce que pour préparer une partie de la flotte à un avenir – parfois proche – où les villes banniront les diesels et où les grandes entreprises exigeront des fournisseurs sans émissions. Il est donc temps de prendre de l’avance, avec l’accompagnement nécessaire de sociétés expertes. Des entreprises que vous retrouverez notamment dans l’EV Guide de ce magazine, aux côtés d’autres articles inspirants.
Bonne lecture !
Arnaud Henckaerts
Hoofdredacteur



