Le véritable coût…
Les nombreux événements auxquels nous, journalistes, participons permettent de recueillir une foule de témoignages et d’enseignements sur le marché. Et un paradoxe apparent se dégage : alors que l’on considère généralement le secteur des utilitaires comme bien plus rationnel que celui de l’automobile, cette rationalité n’apparaît pas toujours lorsqu’on se limite aux chiffres. En tout cas, pas à première vue.
Nous avons ainsi rencontré un gestionnaire de flotte qui loue ses camionnettes diesel sur 5 ans, et ses modèles électriques sur 4 ans. On pourrait penser qu’une durée d’utilisation plus longue permettrait de mieux compenser le surcoût d’achat grâce à des coûts d’exploitation plus faibles. Pourtant, l’évolution des utilitaires électriques est aujourd’hui telle que des solutions nettement plus performantes en termes de charge utile et d’autonomie apparaîtront probablement avant la fin du leasing.
Autre exemple : de plus en plus d’entreprises paient la gestion technique de leur flotte via un leasing opérationnel. Car chaque immobilisation a un coût. Il y a aussi les spécialistes de la transformation, qui accueillent certes des clients attentifs à leurs dépenses, mais qui ne recherchent pas forcément le prix le plus bas. Ils savent que le service, la qualité et la confiance permettent, à terme, de réduire les coûts. Ou ils optent pour des aménagements allégés, un peu plus onéreux à l’achat, mais qui préservent la charge utile.
Coût lié au temps, à la qualité ou encore à l’évolution technologique… le secteur des utilitaires a beau être rationnel, le véritable coût ne se résume pas aux chiffres figurant sur une facture.
Bonne lecture !
Arnaud Henckaerts
Rédacteur en Chef


