Au-delà des attentes liées à la prochaine cabine, le constructeur suédois ne peut se reposer sur ses acquis. Avec ses cabines Streamline et la deuxième génération de moteurs Euro 6, le R450 a tout simplement battu le record absolu de l’étape la plus difficile de notre parcours de test. Des moteurs de cylindrée plus faible, mais qui génèrent plus de couple, ce n’est plus neuf. Notre R450 de test en donne un bon exemple, avec une valeur de couple de 2350 Nm sur une plage de 1000 à 1300 tr/min. La souplesse de ce moteur est par ailleurs remarquable. Lors du test, nous avons constaté à plusieurs reprises des chutes de régime jusque 870 tr/min sans changement de rapport. La puissance est quant à elle atteinte dès 1900 tr/min. Du couple, encore du couple Confort et ergonomie. Monter à bord des versions Streamline ne constitue pas une surprise pour les habitués de la marque. La réputation de Scania repose toujours sur des faits concrets : qualité des matériaux, finition de haut niveau, une planche de bord quasi parfaite et un poste de conduite qui contentera tous les chauffeurs, peu importe leur taille. Les espaces de rangement en périphérie comprennent la console centrale et son large tiroir multifonctions ou encore les porte-bouteilles. Autre qualité avérée, l’insonorisation de grande qualité grâce entre autres aux vitres latérales à double vitrage. Opticruise. Depuis un moment déjà, la boîte Opticruise est disponible d’une part en automation intégrale (sans pédale d’embrayage), et d’autre part en interaction avec le SAP (Scania Active Prediction). Différents modes de changements de vitesses peuvent être activés : Standard, Economy, Power et Off-Road. Le mode Economy est prévu pour une consommation très faible, avec en contrepartie une perte de vitesse moyenne de croisière. La possibilité de régler la limitation de vitesse à 80 km/h, voire 85 km/h ou la suppression pure et simple du kick-down sont d’autres moyens de parvenir à ses fins. Scania Active Prediction (SAP). Si le Cruise Control maintient une vitesse constante et permet des économies de carburant, son utilisation abusive dans les portions à relief reste un problème. En effet, il n’a (pardon, n’avait pas) l’avantage du chauffeur : les yeux ! Scania fut le premier à combiner le Cruise Control avec les données GPS. Grâce à la lecture avancée de la topographie des prochains kilomètres, la vitesse est adaptée tout en gardant une moyenne définie. Chez Scania, il faut définir une vitesse de croisière (par exemple 85 km/h) et des valeurs de tolérance, en plus et en moins. Le système en tient compte au moment où se présentent les côtes. Le but ? Par exemple, ne pas accélérer inutilement avant un sommet. La vitesse va certes diminuer jusqu’à parfois atteindre le minimum encodé, mais la moyenne sera rétablie quand le relief sera plus favorable et que le système se permettra de rouler à la valeur maximum choisie. 
Bon à savoir > La cabine Topline : une légende ! > Scania Active Prediction : encore plus fort ! > Opticruise : plusieurs modes disponibles. > Scania Driver Support : messages anticipés.


